Famille Wautier censiers

de Baulers à Warnant-Dreye

puis citadins à Huy

 

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vos commentaires et questions sont les bienvenus à : patrickw0204@hotmail.com 

 

Un 2ème site fait suite à celui-ci :

-  les WAUTIER hutois. De la campagne à la ville  au 19ème  -

 

 Je vous invite "à voyager, à galoper" par monts et par vaux,

en Brabant, en Hainaut, en Hesbay namuroise  et hutoise... 

 

 

 

           

 

         

           Sur les traces des

                  Wautier

 

                Depuis BAULERS vers 1330

             par Ronquières vers 1500

             à Warnant-Dreye vers 1770

              à HUY au 19ème siècle

 

                                               Liens avec de Beaufort-sur-Meuse               

 

         Patrick Wautier

  

 

Ancienne Cense de Labry                                                                  Ancienne Cense de La Haye

à BAULERS,dénommée                                                                              à Gouy-lez-Piéton 

aussi Ferme Wautier

et Hanneliquet  

 Site évolutif         

 Version du 02 juin 2013

 

à Arquennes stèle funéraire

 du curé Charles Madunay 1517-1554 

 

 

 

 

 

 

Préliminaire

 

La comtesse Ide « d’Ardenne » (°1040, +1113), épouse d' Eustache II° comte de Boulogne, possédait, outre le château de BAISY, le château de GENAPPE, Capitale du Lothier ; leurs deux fils, Baudouin et Godefroid, futur duc de Bouillon, « sont nés en Brabant, non à Baisy, mais au château de Genappe. (…) ont été élevés et instruits au village voisin Baisy » [a.] . Les ducs gratifieront l’abbaye d’Afflighem, de nombreuses terres et propriétés qui donneront naissance à la « ville neuve » de Genappe, « Genappia nova ». Elle devient un centre administratif regroupant une vingtaine de villages aux alentours, jusqu'à Frasnes-Gosselies ; et sur le plan ecclésiastique elle couvre un doyenné.

Notons que Ide d'Ardenne est qualifiée de fille naturelle dans un document signé par son fils Godefroid lors de la donation de la Chapelle de Saint-Hubert en 1084.

Bien plus tard en 1459, le 2ème fils du dauphin futur roi LOUIS XI et de la très jeune Charlotte de Savoie, est baptisé Joachim, «le V° jour d’aoust fust ledit enfant baptisé es fons de la paroisse dudit Genappe, esquels tout comme on disait, avait jadis esté baptisé Godefroy de Bullon, et sy avait esté né audit chesteau » ; « (…) au même château Lothier, à Genappe, résidence des ducs de Lotharingie depuis le début du X° siècle» [b.].  Joachim ne vécut que 4 mois et fut inhumé dans l’église Notre-Dame de Hal. LOUIS et sa suite résida au château de Genappe de octobre 1456 à juillet 1461 à la mort de son père le roi Charles VII.

 

Godefroid dit « Le Captif », arrière-grand-père d’Ide « d’Ardenne », était duc d’Ardenne, de Basse-Lotharingie, de Hesbaye, de Bouillon - comte de Verdun, des Francs, de Hainaut - marquis d’Anvers. Il aurait eut un fils naturel Wautier (Walter) dit « le bâtard de Beaufort » (°vers 965, + 1012)...

 

Celui-ci était devenu en 1005 comte de Beaufort, haut-avoué de Huy, marié à Ermengarde de Limbourg. Par la suite, plusieurs de ses descendants porteront ce même prénom WAUTIER. Et comme dans d’autres familles seigneuriales, de génération en génération, il y eut beaucoup d’enfants bâtards issus de Beaufort [c.]. On pourrait supposer que certains d'entre eux aient reçu des terres en héritage, dans la région Genappe – Braine – Nivelles ; qui ont été ensuite partagées, de plus en plus morcelées, génération après génération, parmi tous les ayants droit. Mais sans preuves documentaires, cela restera une hypothèse.

  

Regnier I° dit au Long-Col, devint marquis de Lotharingie en 915, ses domaines s’éparpillaient par l’Ardenne, le long de la Basse-Meuse, la Hesbaye, le Brabant, le Hainaut ; il était l’arrière-grand-oncle de Godefroid « Le captif » qui s'empara en 973 du comté de Hainaut avec Arnould de Valenciennes, aux dépens de son « cousin » Régnier IV. Celui-ci et son frère Lambert (descendants directs de Régnier au Long-Col) attaquèrent les comtes Renaud et Garnier, à qui le Hainaut avait été confié ; les tuèrent à Péronne et commencèrent à occuper le Hainaut, mais l'armée de l’empereur germanique Othon II les repoussa ; en 974, ils se fortifièrent alors dans le château de Boussu. Charles de Basse-Lotharingie, soutenant Régnier IV, ils tentèrent une autre expédition qui se termina par une défaite près de Mons le 19 avril 976, et Godefroid y fut grièvement blessé et fait prisonnier, puis libéré.  

Mais l'empereur dut finalement faire des concessions et donna à Régnier IV le comté de Mons, et à son frère Lambert le comté de Louvain. Ces deux comtés provenaient des possessions de leur père. Au côté d’Otton II, Godefroid combat Lothaire, roi de France, mais fut capturé près de Verdun en 985, et resta captif deux années. Ce fut Hugues Capet, pourtant beau-père et allié de Régnier IV, qui le fit libéré en 987 ; la famille de Godefroid, l'ayant soutenu face à Charles de Basse-Lotharingie, le prétendant carolingien.

En 988, Régnier IV lui reprit le comté de Hainaut. En 989, Godefroid est de nouveau fait prisonnier par Herbert III, comte de Vermandois. Godefroid est libéré avant 995, puisqu'à cette date, il participe au « synode de Mousson ».

La fille de Charles de Basse-Lotharingie, Gerberge, sera comtesse de Bruxelles, et mariée à Lambert Ier, comte de Louvain ; ancêtres des ducs de Brabant.

 

Ces seigneurs irascibles, belliqueux, avides toujours davantage de possession et de pouvoir, organiseront régulièrement des querelles et des guerres, au détriment des populations qui ne demandent qu’à vivre en paix.

Ainsi se formèrent dans une région plus vaste que la Belgique actuelle, ces différents duchés, comtés, marquisats, principauté, seigneuries, qui devinrent autant de souverainetés séparées, et que se convoitèrent les plus grandes puissances germanique, française, hollandaise, anglaise, espagnole, autrichienne ;

avec autant d’invasions dévastatrices que cela occasionne successivement que devront subir les populations de génération en génération. 

 

Château de Fallais, ancien domaine de Beaufort

 Exemple de lieu stratégique fort convoité, à l'interjection de : 

la Principauté de Liège, le Comté de Namur, le Duché de Brabant

 

                                                                                                                                                                                                                                    

  

Le duché de Brabant

 

Ce territoir était subdivisé en 4 « quartiers » portant le nom de leur ville principale : 

 Anvers, Bois-le-Duc, Bruxelles, Louvain.

  

 Le « quartier de Bruxelles » était divisé en 2 parties :

 

- d’une part, Bruxelles, Malines, Vilvorde, Assche, Afflighem, Cortenberg, Grimberghe,

et autres seigneuries et abbayes ;

 

- d’autre part, « le Roman Pays », comprenant Nivelles, Genappe, Jodoigne, Wavre, Hannut, les abbayes de Gembloux et de Villers, le marquisat de Trazegnies, le comté de Tilly, les baronnies de Rèves et de Sombreffe ; concernant particulièrement l’histoire de la famille Wautier

 

 Au 13ème siècle, le seigneur Wautier (origine ?) de Boussu de Braine, donna son nom au bourg de Wauthier-Braine.

 

 La plus grande partie de Boussu, situé au comté de Hainaut, formait un fief important relevant du comté de Namur et qui appartint successivement aux familles de Boussu, de Ramignies, de Fontaine, de Hennin-Liétard et de Caraman

 

C’est toute une époque où n’existait d’autre patrimoine important que la fortune terrienne, où la possession du sol donnait la puissance et l’ascendant. Il y aura de plus en plus, un transfère de ce pouvoir, à partir des familles seigneuriales vers la grande bourgeoisie ; celle-ci parfois issue de la première, deux classes sociales qui se mêleront. La noblesse, et la bourgeoisie « de bonne souche », et/ou aisée, se fréquentaient, par des relations professionnelles et commerciales, dans de mêmes activités socioculturelles, notamment et surtout religieuses puisqu’il n’y avait pas beaucoup d’autres choix. Cela créait des liens d’intérêt, parfois d’amitié, ou mieux d’amour, puis familiaux…

 

  

 

 

La famille Wautier

 

  

0 BAULERS        

Premiers Wautier de la même lignée dans la région

 

  I. WATHIER Beghein, Echevin de Baulers de 1339 à 1351, mentionné marié à dame Yde en 1341. 

 II. 1. Jehan Wathiers  (censier ?) de Labry échevin de 1351 à 1356 et maire de 1356 à 1376. marié à ??; 

      2. Rémy  ; 3. Ysabiale; 4. Jehanne.

 

Ancienne cense de Labry

ferme Wautier ; Hanneliquet

III. 1. Jakemart Wautier échevin de Baulers jusque 1425, marié à Marie N. ; 

       2. Ysabiale; 3. Goffein; 4. Rémy ; 5. 2ème fille; 6. 3ème fille.

IV.  1. Jehan dit Jacquet; 2. Jacqmain; 3. Willemet puis Willame Waultier dit Jacquet (wauthÿ ; wautier) occupe la grande maison à une cheminée à Labry louée à son frère aîné, marié 2 fois à ??; 4. Rémy Le febvre à Nivelle; 5. 1ère fille; 6. 2ème fille.

V. 1. fille mariée à Baulers en1486 avec Willame de BERTENCHAMPS, 2. Rémi Wautier dit Jacquet

     3. BERTRAN(D) Wautier (Waultier ; Wauty) dit Jacquet (°1470, +1504 - 1516),

         marié à Marie (Maroie, Griete) Le Duc fille de Collart qui veuve se remarie avec Philippe DU TILLEUX...

Réf. (2 bis) ; (6) ; [d.] . ; Archives du Greffe Scabinal de Baulers

  

  Généalogie historiée 

 Lectures recommandées :

 

(1) - « Contribution à une généalogie Wautier » par Pierre WAUTIER de Francqnée 

          « l’Intermédiaire des Généalogiste »,

           N° 313,  janvier 1998 », de p. 2 à p. 46 ;   

(2) - « généalogie WAUTIER alias WAUTHIER, WAUTHY, WAUTY ... » par G. VANDERICK et R. WAUTIER,

          279 pages, édité par l'association généalogique du Hainaut Belge, en septembre 2002 ; 

(2 bis) Complément... Bulletin Généalogique Hainuyer n°67/3, 2006, p. 168, par G. VANDERICK 

 

Généalogie reprise dans, site Geneanet de :

(3) - Michel HUBERT

(4) - Bernard WAUTIER

(5) - Patrick WAUTIER (partielle)

(6) - Joël TAMINIAUX : de Bertenchamps - Wautier 

  

 

 

Promenons nous dans ce charmant " Roman Païs "

 

 

 

0   Rèves

 

Il y a peu de monuments anciens, nous sommes donc bien vite attirés par l'église. En la contournant vers la gauche, en longeant la façade, nous apercevons une pierre tombale posée à plat sur le gazon. L'épitaphe en est fort effacée, mais avec beaucoup d'attention et de persévérance, nous pouvons y déchiffrer :

DOM. ICY GIST LE CORPS DE HONORABLE     JEAN WAUTHY CENSIER AU COUVIET    QUI TREPASSA LE…  ET VERTUEUSE JENNE MARIE SMAL     SON EPOUSE QUI MOURUT LE…  REQUIESCANT IN PACE      HODIE MIHI CRAS 

Un passant, villageois, nous apprend qu'il est possible de recevoir les renseignements chez RODAVA, Cercle de recherche historique et archéologique de Rèves, rue de Bruxelles n°15. Arrivés là, nous sommes acceuillis par un couple sympathique, les Hoebeke, responsables de l'association. Ils nous font découvrir leur revue " Journal de Resves " ; et justement  dans le N° 8 en page 26 y est cité cette épitaphe. Oh surprise, en page 34 est reprise une autre épitaphe :

HODIE MIHI CRAS TIBI    ICI REPOSE LE CORPS DE JEAN WAUTY JADIS MAYEUR DE RESVE ET CENSIER DU LUTHEAL AL LEQUEL DECEDAT LE II DE FEVRIER MDCLX    PRIEZ DIEU POUR EUX

 

Les Hoebeke nous signalent qu'ils ont édité un ouvrage fort complet concernant le Luthéal écrit en l'an 2000 par leur ancien président-fondateur, décédé en 2003, Willy Schommer ; et que cette ferme est située à quelques centaines de mètres en allant vers Sart-à-Rèves.

Il est temps de sortir de notre besace, l'exemplaire de " L'Intemédiaire des Généalogistes N° 313, avec l'exposé de Pierre Wautier (de Francqnée)" (1), facile à transporter par sa taille et son épaisseur, pour connaître ces deux JEAN WAUT(H)Y...

L'auteur a fait une étude uniquement sur la 5ème branche issue de Henry Le Jeune.

Le premier n'y est pas mentionné. Il est donc nécessaire de consulter l'excellent ouvrage (2) " par Ghislaine Vanderick et Robert Wautier " beaucoup plus complet, fort détaillé, car reprenant les 6 branches issues du couple Henry WAUTY de Witterzée et Isabeau Le GREVE (début 16ème siècle) ; une mine d'informations, du pain béni... Ainsi, en page 163 :

VI ter. Jean WAUTHY (issu de la 3ème branche par Michel ; °1648, +1722) et Jeanne Marie SEMAL : voir à la rubrique suivante " Au fil des ans, branches cousines à...".

 

Pour le 2ème, il est cité des pages 6 à 11 de (1), au Vème degré, et son épitaphe est reprise en page 8 :

V. Jean WAUTIER (°vers 1605, + 1660), mayeur de Rèves x vers 1630 Charlottes SEMAL (Smael)

 

 

Sortons notre PC-portable pour savoir quels renseignements peuvent nous être utiles, en comparaison avec ceux fournis par l'auteur Pierre wautier ; élaborons alors un petit scénario en fonction de documents et textes authentiques  :

 

Jean repose à  l'église de Rêves  depuis le 2 février 1660, avec son épouse Charlotte qui le suivra, décédée entre le 5 novembre 1676 et le 24 janvier 1677 : sur leur pierre tombale, disparue sous le pavement actuel, y est gravé cette épitaphe citée, et reprise dans l' Epitaphier de l’ar. de Charleroi, docu. Et rapports de la Société Archéologique, t. XXXVII. 

 

 

 

En examinant la généalogie, dans le sens ascendant, il s'avère que JEAN et CHARLOTTE sont mes 8ème arrière-grand-parents. Nous avons le privilège de visiter l'église avec un voisin des Hoebeke qui en possède la clef. 

Nous apprenons que Mme Pletinckx et sa fille Yvonne y avaient répertorié les pierres tombales avant 1940 ; celle qui nous concerne serait " dans le pavement du bas côté, côté de l'Evangile (à droite en rentrant), la 3ème citée (Rodava p. 34), donc située après la dernière colonne...

Moment de recueillement, et de grande émotion... Car, en fait, c'est la dernière tombe existante encore de tous mes ancêtres directs, non visible mais désormais préservée endessous de son "manteau de béton et de dallage".

 

Chers JEAN et CHARLOTTE, vous n'aviez pas imaginé que après plus de 350 ans, le samedi 14 mai 2011, certains membres de votre descendance allaient se réunir en votre mémoire et votre honneur, dans une visite "sur les traces de nos ancêtres Wautier" suivi d'un bon repas à la taverne " L'Enclume " à proximité de l'église où vous reposez en paix pour l'éternité... Nous avons trinqué en pensant à vous, mes soeurs et frères, leurs conjoints, mes nièces et neveux avec leurs enfants, cousine et amie. c'est une "première" dans l'histoire de notre famille WAUTIER !

 

Cher (8ème arrière-) grand-père Jean, tu étais dit « Junior » , en tant que fils de Jean Wautier (°vers 1570, +1649) et de Marie Nopère. Tu as vécu à Rèves, commune voisine au sud d'Houtain-le-Mont.

 Charlotte Semal (nommée aussi Carole Smal), que tu as heureusement épousé, était fille d’André, Mayeur de Frasnes,

 

censier de la Grande Pierpont 

 

d'une contenance de plus de 170 bonniers ;

devenu actuellement le « Golf Club de Pierpont »,

au nord-est de Rêves, et non loin à l’Est du

hameau Wattimez.

 

 

 

 

Ils seraient descendants de Jean Semal d'origine thioise (Smael), châtelain de Namur en 1339 d'une branche cadette ou bâtarde appelée de Brosberg, établie en brabant à la fin du 15ème siècle avec Philippart Semal censier de Hulencourt à Baulers ; ensuite de la grande cense de Monstreux (in. A.S.A.N. t. XV, p.74) 

 

Lien avec de Beaufort : le 27 juillet 1330, Hanckin Semale, est cité comme témoin, lors de la vente du domaine de Beaufort ; par Jean, écuyer ( le dernier sire de Beaufort et dernier représentant de la branche principale ! ), à Jean II° comte de Namur et de Flandres, avec comme autre témoin « monsieur Wathier l’advoé de Huy » (de Beaufort de Vierset de Barche) cousin du vendeur Jean sire de Beaufort. (les références précises de ces paragraphes " Liens avec de Beaufort " peuvent être fournies sur demande)

 

 JEAN, étant donné que ton beau-père était mayeur de Frasnes, il professait régulièrement en la " Chambre de Justice, siège des Mayeurs et Echevins " située à l'étage de cette bâtisse appelée " Chambre Echevinale ", à l'entrée nord de la ferme de l'Encloître, propriété de l'abbaye d'Afflighem construite en 1120 par le Seigneur de Perwez. (in. RODAVA N°30, p. 16)

Jean et Charlotte, nous apprenons que vous avez exploité le Luthéal, propriété des seigneurs de Rèves, dans laquelle vous vous êtes installés comme dit « à bail », censiers donc, vers 1643.

 

 

La seigneurie et la terre de Rèves

 

Elle est tenue en fief du marquisat de Trazegnies, qui est fief du Brabant, a toute justice (…)  attenant d’un côté à Buzet, de l’autre à Houtain-le-Val, du 3ème côté à Frasnes-lez-Gosselies et du 4ème à Liberchies. (…) a une cour féodale (…). (in. A.G.R. « Guide fidèle, description du Brabant Wallon », n° 9.375. Cartulaire de Jean de la Houssière curé de Rèves vers 1455, document disparu mais retranscrit par l’Abbé Dawant curé de 1857 à 1888).

Il ne reste plus que cette tour

de l'ancien château de Rèves

devenu l'Institut Sainte Marie

 

 

 

 Le Luthéal à Rèves 

 

C'était une situation remarquable, et bien étrange.

L’étendue des deux seigneuries, celle de Rèves, et celle du Luthéal  s’imbriquait l’une dans l’autre. Une charte avait été établie pour consigner le partage pour moitié des droits et devoirs. On y découvre une clause cocasse : « Item, les poissonniers (…) tenus de venir présenter à vendre leurs poissons audit château de Rèves en donnant par le seigneur, à sa dame, à son serviteur, à son chien, et à son cheval, un pain à chacun (…) sous peine de confiscation des poissons (…) »  (A.G.R. « Guide fidèle, description du Brabant Wallon », n° 9.375.)

 

Le Luthéal est la ferme la plus ancienne de Rèves. Elle est nommée « Villa de Lutel » relevée par Gérard de Marbais en l’an 1312, en même temps que la seigneurie de Gosselies. En des temps encore plus anciens, alors il se peut qu’elle fût une villa romaine… Au moyen-âge C’était un château-ferme entouré de douves, défendu par une tour du côté droit du porche d’entrée dont l’accès se faisait par un pont-levis. Au dénombrement de 1440 fait par Jehan de Bisdomme, y est cité « Le Wittéal de ma terre et Seignourie de Luthyaulx (…) au Romant Paÿs de Brabant (…) Avec les viviers et servoirs (…) pend un moulin à eau (dit de Révioux) (…) Item à ceste cense appartiennent 80 masières (masures) une brasserie étant située au chemin royal (…)». On constate que le Luthéal a perdu son aspect fortifié, au dénombrement de 1530, tout en étant au sommet de sa prospérité. 

 

Un acte de vente du 15 décembre 1665, du temps de JEAN et CHARLOTTE, nous permet de connaître la contenance et l’étendue du Luthéal : « (…) une vielle tour, maison censes avec les estableries, bergerie et granges, les fossés tout à l’entoure, ensemble et jardin, viviers et réservoirs contenant ensemble douze bonniers ; item l’entière cense du Luthéal consistant en terres labourables à la quantité de cent vingt neuf bonniers une mesure nonante trois verges ; item quatre autres prés contenant ensemble dix bonniers dix neuf verges ; item un autre pré contenant deux bonniers dix neuf verges… » (in. A.G.R. Cour féodale de Brabant, n°153).

 

D’après « le Procès-verbal d’estimation par expert » du 19 brumaire de l'an VIII, soit le 10-11-1799 : (…) la cense du Luthéal consiste en une maison de ferme, composée d’une cuisine, une chambre (pièce), 2 cabinets (petites chambres) une relaverie, trois caves, le tout surmonté de 2 greniers, 5 écuries, 4 bergeries, 3 étables, 5 rangs de cochons. (…) couvert en pailles. Une grange avec 6 maffles, couverte d’ardoises, le tout bâti en briques et pierres. (…) avec une contenance de 123 bonniers (de Nivelles, 1 bonnier = 0,836 ha) en 16 « pièces ».  

En allant de Rèves vers Sart-à-Rèves, par la rue « de Bruxelles », à mi-chemin, à gauche débute la rue « Luthéal » aboutisant à cette ferme. Actuellement, il ne subsiste plus du Luthéal qu’occupèrent, entre autres, les Wautier que des bâtiments en partie délabrés, une étable et une bergerie en piteux état, une grange en grande partie effondrée, et plus rien de l'ancienne tour qui fut englobée dans le corps de logis appelé « le Pavillon » détruit par la foudre provoquant un incendie en l’été 1920.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il en fut ainsi déjà le 14 octobre 1606, et ce même orage endommagea la « Taverne du Luthéau, nommée la chambre Alsaulx, au chemin royal » (actuellement maison et école communales, rue de Bruxelles). Ensuite il subit encore une autre destruction par un incendie accidentel le 1er mai 1631 pour lequel seront injustement condamnés deux domestiques, Valentin BROHET « par la corde » sur la Place de Resves, et Thomas RENAULT « par le feu » à Franes ;  à cause de l’intraitable propriétaire, le redoutable René de RENESSE, comte de WARFUZÉ et baron de RÈVES , à l’instar de son bailly Hubert DESHAYES (des Hayes) après un interrogatoire serré, excluant toute cause accidentelle possible, ni aucune indulgence… Tous leurs biens ont été saisis et vendus ; et leur veuve, parfaite innocente, devra payer une rente annuelle.

La reconstruction du Luthéal se fera immédiatement : « (…) Tous ces ouvrages ont été exécutés par Etienne Claus (Claes) résidant à Houtain-le-Val. (…) il en résultera une masse de 320,331816 m3 de maçonnerie (briques fournies par le même Etienne Claus). Ce qui a été fait par moi Guillaume GILBERT, Arpenteur juré du Roi » (A.G.R. acquits de la Chambre des Comptes, n°2914). « (…) La nouvelle grange ainsi que les étables seront couvertes en partie de chaume, en partie d’ardoise qui proviennent des carrières de Fumay, près de Givet. Elles seront acheminées par bateau jusqu’à Namur et ensuite jusqu’à Marchienne-au-Pont (…) puis transportées par nos charretiers jusqu’au lieu de leur utilisation » ; Jan BECQUEVORT est cité comme livrant 3 charrues de boiserie (A.G.R. Acquits de la Chambre des Comptes, n°3717/3).

 

Le belliqueux, impitoyable, René de RENESSE était aussi un escroc : chef des Finances du Roi, il se rend coupable d’importants détournements d’argent, et de haute trahison à l’égard du Roi d’Espagne. Il est condamné le 22 août 1633. Mais avant cela, il s’exile avec toute sa famille à la ville de Liège. René de Renesse aura ce qu’il mérite, le 16 avril 1637, poursuivi et lynché par le peuple de Liège, après le meurtre commandité par lui sur la personne de Sébastien de la Ruelle !

 

 Le bail de la cense du Luthéal, certaines clauses : (…) lequel rendage (loyer) en argent se payera en la ville de Bruxelles (payables en deux termes, ½ à la Saint Remy et ½ le 1er mai suivant), et les grains en la ville de Nivelles bien nettoyés à l’aide d’un van et plumé (pesé : 25 muids de blé, 5 muids d’escourgeon, 2 muids de froment). (…) Par-dessus ceci, ledit fermier sera obligé de livrer chaque année vers la Saint André en la ville de Nivelles, un porc gras (…) au profit de celui qui aura la direction et l’intendance des affaires du Seigneur comparant pendant ses absences. (…) il devra aller tous les ans avec son chariot et ses chevaux charger les avoines et chapons qui se paient et se reçoivent à Villers-Perwin, le lendemain des Roys, et les ramener à Resves ou Nivelles (…). (…) de faire 4 corvées chaque année pour le service du seigneur (…) soit à Bruxelles, Nivelles ou environs (…). Et au cas que ledit fermier devrait fuir pour les armées, il aura une maffle dans la grange du château de Resves pour retenir les dépouilles de ladite cense et pardessus encore la moitié du grenier des galeries pour y placer ses grains et meubles et le dessous desdites galeries du côté de l’étable à vaches pour y retirer ses bestiaux. Et la tour y joindante pour se retirer avec ses domestiques.

(in. Willy Schommer, Le LUTHEAL, Edit. RODAVA, p. 70 à 74). 

A la lecture de ces clauses, on peut comprendre que nos censiers d’antan n’étaient pas des solitaires sédentaires, et que pour exercer leur profession, ou fonction, parcouraient parfois de nombreux kilomètres (en fonction de l'époque) ; et donc que cela pouvait parfois durer quelques jours, pour l'aller-retour, avec le soucis de s'alimenter et de se loger.

 

 

0    Houtain-le-Mont

 

Jean et Charlotte avant cette installation définitive au Luthéal, vous avez exploité la Basse-Cours  ferme du château

de Houtain-le-Mont,  

Vous devrez y héberger plusieurs fois des soldats qui ne laissent que misère et désolation, de 1645 à 1646.

Actuellement, il existe encore une grande bâtisse « en U » ainsi qu’une grange dans le parc, visible, et proche, de la rue des Haies dite «au Bois », à 200 m du château. Jean en est encore cité censier en 1648.

 

Jean (°vers 1630, vers 1672) Wautier, votre fils aîné, reprit la ferme de Double Escot à Houtain-le-Mont : « ladite Charlotte est particulièrement informée pour avoir tenu avec son feu marit longues années à tiltre de fermier ladite Basse Cour et pour bien scavoir que Jean Wautÿ son fils ayant été censier de ladite cense de Double Escot » .

Cette cense était située à quelques centaines de mètres de la Basse-Cours de Houtain-le-Mont vers Houtian-le-Val, non loin du coin de la rue de Ninove et de la rue du Pavillon ; seule la grange s’y trouve encore, en bonne état.

 

Au début de la rue du Pavillon, côté village, sur la petite place formée par le croisement avec la rue du Béguinage, était exploitée une Franche-Taverne, Franche-Brasinne, appelée Chambre du Mont ; dès l’an 1431 (citée encore en 1496) attestée encore les 24 et 26 mai 1706 (in. A.G.R. n°619 Greffes scab. De Nivelles) ; devenue ferme-brasserie estaminet décrite dans un acte de 1772, encore en activité en 1796 ; pour devenir uniquement une ferme au 19ème siècle, qui sera démolie en 1925 

JEAN, déjà cité plus haut comme le père de JEAN Junior, et époux de MARIE Nopère, était mayeur de Houtain-le-Mont ; donc il fréquenta souvent cette franche-taverrne dans l'exercice de ses fonctions avec les échevins.

 

 

Continuons à voyager dans le temps, sur les traces de nos Wautier, dans le sens ascendant.

 

Contexte historique : depuis la fin du 16ème siècle, en plus des désastres occasionnés par des conflits et des guerres... Il fallut subir le blocus maritime par les navires de Hollande et de Zélande ; le négoce ainsi ravi à nos cités s’établit à Rotterdam, à Middelbourg, et surtout à Amsterdam, où émigrèrent même des marchands de Flandre et de Brabant ; l’Angleterre bénéficia aussi de cette situation. Il ne resta plus dès lors en Brabant que l’avenir de l’agriculture. Mais survient la crise de 1616, dans tout le Pays-Bas Espagnol et le nord de la France les cultures ont été mises à mal par une succession d’hivers excessivement pluvieux  et neigeux, provocant une forte humidité persistante ; il s’en suit une période de disette, de famine, augmentant le nombre de décès. Et à partir de 1617, la peste règne, surtout à Gentinnes, Villeroux, Marbais… En plus des luttes de pouvoir entre « la Maison d’Espagne » sous le règne de Philippe III, puis Philippe IV (en 1621), et les calvinistes des Provinces-Unies du Nord, le roi de France Louis XIII envahit à nouveau nos régions, de 1620 à 1648. En plus des ravages commis, la population est mise à contribution par des réquisitions.

Une alliance est conclue en 1635, entre les Provinces-Unies « hollandaises » et la France, pour s’emparer et se partager les Pays-Bas espagnols.  En plus de ces calamités organisées, une nouvelle épidémie de peste se déclare en 1653, dans la région de Nivelles.

La période de 1621 à 1713, est appelée « le Siècle des Malheurs » !

 

 

IV. Jean WAUTIER (°vers 1570, +1649) mayeur d'Houtain-le-Mont depuis 1639, propriétaire de la cense de la Fontaine sous Witterzée, ainsi que de plusieurs fiefs sous Ronquières. Marié à Marie Nopère à Arquennes par contrat du 25 février 1604. (in. Pierre Wautier, p. 4 à 6). Les pierres tombales des parents, grands-parents, bisaïeuls, trisaïeuls de Marie se trouvent dans l’église d’Arquennes. S'y trouve aussi à l'extérieur la dalle funéraire de frère Charles Madunay curé de 1517 à 1554.

 

Lien possible avec de Beaufort : le grand-père de Marie, l’épouse de Jean Wautier, était  Jean « le Vieil » NOPERE dit « Moulin » (†1563) marié avec Catherine de BONNE (†1571), dont les Parents étaient Franchois de BONNE et  Jeanne Manduyau dite « de Beaufort » ( ?) par certains historiens ; et leur fils (père de Marie) Jean NOPERE, fut bailli d’Arquennes, maitre de carrieres, mambourg des pauvres.

 

La famille Nopère d’Arquennes était une des plus réputées des « maîtres de carrières » pendant plus de 2 siècles, de vers 1450 à 1665. Elle avait obtenu l’exploitation de la carrière appartenant aux WITTHEM qui étaient parmi les plus importants propriétaires fonciers des Pays-Bas. De leur production de grande qualité proviennent les 2 pierres tombales sises en l’église Saint-Etienne à Braine-l’Alleud, celle de Philippe de WITTHEM, seigneur entre autres de Braine-l’Alleud (+1523) et de son épouse Jeanne de HALLUIN (+1521) ; et celle de Nicolas del HALLE et de Jeanne COUTY (+1551).

Jérosme Nopère, maître de carrière, échevin d’Arquennes, est un des possesseurs du fief de la Lobiewarde à Ronquières (in. Manuscrits du curé d’Arquennes G. Malherbe), en ayant épousé le 10 septembre 1614 Jeanne JAMIN ; celle-ci étant la fille de Guillaume et de Françoise Wautier (veuve en août 1635) qui avait hérité ce fief de son père Pierre censier de Hulencourt à Vieux-Genappe.

Est citée une Marie Nopère, le 14 mai 1686, comme la première « maîtresse » institutrice à Braine-l’Alleud pour enseigner rien qu’aux « fillettes ». Avant cela, c’est un prêtre, maître d’école, qui instruisait tous les enfants. Par la suite, Marie fit partie de la communauté des Riches (ou Hautes) Marolles qui était située rue de l’Hôpital (ex-rue de la Fontaine).

 

Le ménage de Jean Wauthÿ et Marie Nopère a résidé à Houtain-le-Mont, depuis vers 1606 jusque 1627, puis à GOUY-lez-Piéton (in. G. Vanderick, p. 193)  

 

0    Gouy à la cense de « La Haye ».

 

« Item, ladite terre de Rèves a une cour féodale (…) a plusieurs pleins fiefs (…) telle la seigneurie de la Haye à Gouy consistant en 3 fiefs » (in. A.G.R. « Guide fidèle, description du Brabant Wallon », n° 9.375. Cartulaire de Jean de la Houssière curé de Rèves vers 1455, document disparu mais retranscrit par l’Abbé Dawant curé de 1857 à 1888).

Cette ferme existe toujours, au bout du chemin prolongeant la « rue du Bosquet » en sortant de Trazegnies vers Gouy-lez-Piéton  …

 

Lien historique : du temps de Henri III duc de Louvain, duc de Brabant, en 1253 sont cités Thierry de La HAYE et dame Alix dans un acte de donation du patronage de l’église de GOUY à celle de Bonne-Espérance ;

ce document est signé par Obiert de la Houssière, Wathier de Liberchies ;

ensuite est cité Nicholas de GOUY en 1255 (in. RODAVA N° 61, p. 22).

Il y a aussi une ferme-château de la Haye à Saint-Amand, et la ferme de la Haye à Houtain-le-Mont.

 

Ensuite donc, en 1639, on retrouve le ménage de Jean et Marie Wautier-Nopère comme censiers à Houtain-le-Mont

Jean est cité « (…) Waulthié mayeur de Houtain et mambour des pauvres (…) » dans un acte de vente par Ferdinande du Rapoy sur des biens de Pierre Bugin, daté du 9 septembre 1639 (in. Pierre Wautier, p. 5 : G.S.N. n° 620, Houtain-le-Val). 

 

En 1647, il choisit sa sépulture en l’église

de Houtain-le-Mont disparue qui était située

entre"la ferme jaune" et "la maison rouge"

le long de la rue du Pavillon 

 

Puis il décède quelques temps plus tard en 1649...

 

 

 

 

 

 

Le 15 octobre 1652, lors du partage des biens chez le notaire PERCEVAL à Nivelles : « scachant touts que ce jourdhuy quinsième d’octobre XVIcent cincquant deux les héritiers des feus Jan Wauty fils d’Henry, et Marie Nopère… les parties de maisons, prairies, aulnais et bosquets de la cense de la Fontaine  à Witterzée. » … le tout construit sur un demi-bonnier et 5 bonniers de prés d’arbres fruitiers et enclos de haies vives . La maison dépendante de cette cense, appelée

« la Maison du Curé » est acquise ce, par le fils Jean « Junior » (Jan Wautÿ) par le rachat des 4/5ème des biens de l’héritage (in. N.G.B. n°16902). Dès lors, Jean louera l'ensemble à Félix GALLOIS, pasteur de Witterzée, par le bail du 26-10-1652, bien qu’à partir de cette année là, la cense est déclarée « en ruines, et plus reconstruite » : « Jean Waultier mayeur de Rèves et son épouse Charlotte Smael ont déclaré avoir mis et donné à louages à personne de Félix Gallois pasteur de Witterzée, tous les prés pachis et boscailles dépendants de la cense de la Fontaine sous Witterzée avec une petite maison (le presbytère)et environs quinze bonniers comme le dit pasteur les a tenus (...) il paiera la somme de soixante florins (à la Saint-André 1653) pour les prairies, et au regard des terres il devra rendre six rasseaus de blé du bonnier, le tout libre de bons grains. » Acte du 26 octobre 1652 chez le notaire Baillencourt (in. Pierre Wautier, p.9 ; N.G.B. 16788).

 

Une anecdote cocasse : Jacques CRIESPEL et son épouse Jacqueline née Van Taelen, étaient tenanciers de la taverne Bavière. Lors de la messe à l’église de Witterzée, du 8 septembre 1718, y entrèrent des chiens. Celui du berger de la ferme Del Tour fut chassé par le sergent Thomas Tellier ; mais celui de Jacqueline tenait bon en aboyant constamment. Celle-ci se posta devant le sergent en haussant le poing, en l’insultant de « sot, chien, fripon, et autres jurons ». La messe terminée, en rentrant chez elle, elle continua à l’insulté de  « voleur, ta fille est une putain et une truie » ! (in. A.G.R., G.S.A.N., n° 2227)

 

 

 0    Liberchies

  

Mais avant cela, cher 9ème arrière-grand-père JEAN (°vers 1570, +1649), tu as vécu un fait dramatique qui aurait pu être fatal, pendant ta jeunesse vers l’âge de 7 ans avec ta sœur aînée Isabeau et votre mère Jeanne (Pieret de Promelles, °avant 1547, +vers 1620), à la Cense de la Houssière en l’absence de votre père HENRY Le JEUNE… Si tu avais péri à ce moment là, tu n'aurais jamais connu plus tard MARIE NOPERE pour l'épouser, il n’y aurait plus eu de descendance directe ; et puisque j’en suis issu, je ne serais pas là pour le savoir, le penser puis l’écrire… Moment de méditation, à quoi ça tient parfois la vie ?

 

Voici les faits. C’est à l’époque où l’assemblée des Etats Généraux des 17 Provinces-Unies décide, en 1576, à pacifier le pays, à rétablir les privilèges, en chassant les Espagnols.

 

« Un an avant la défaite du camp de Temploux par les espagnols » avec Don Juan d’Autriche vainqueur donc des partisans du prince d’Orange, soit durant l'hiver 1576-1577, Henri « Le jeune » à Liberchies, perdit quantité de bons chevaux de labour, « que l'on estimait être ensorcelés, lesquels devenaient subitement malades... » ; Son écurie était importante, car Michel DELPORTE reconnaît en avoir « escorchés » trente-six en l'espace de trois mois. De plus, le camp du Duc et prince palatin Jean Casimir, avec ses troupes levées en Allemagne grâce à l’argent donné par Elisabeth reine d’Angleterre, « estant logé duprès Liberchies, consuma et gasta une meule de foin de cinq mille gerbes et pareillement la grange de la cense de la Houssière, pleine de grains de toutes sortes, fut pillée par le même camp (…) ». « Au même temps Jeanne Pieret, sa femme, (et leur 2 enfants, Isabeau 10ans, Jean 7ans) fuyant avec trois chariots et chevaux chargés de grains, meubles, accoutrements, ainsi qu'avec son bétail tels que chevaux, vaches, poulains, pourceaux fut rencontrée par les mêmes soldats. » Ceux-ci pillèrent et emmenèrent tout… Le désastre fut tel que leur vacher fut contraint de les quitter, pour prendre du service chez un parent de Jeanne Pieret, à Ronquières ». (in. Pierre Wautier, p. 4)

 

C’est à Anvers, le dimanche 4 novembre 1576, en plein midi, Adrien de Rubempré, seigneur de Rèves, seigneur du Luthéal,  propriétaire de la cense de la Houssière à Liberchies, est parmi les plus de 7.000 victimes de la furie espagnole ; laissant pour veuve Claude de Croy, « partie vers le pays d’Arthois à St-Omer, puis en la ville de Roeulx, et de là à Namur où elle trépassa le 19 janvier 1582 ». Pendant ce temps, presque tout l’héritage a été emporté et vendu à Mons par ses trois belle-soeurs, le reste délaissé à sa sœur Lamberte de Croy comtesse douairière de Berlaymont, veuve y étant béguine (in. A.G.R. n° 691, Conseil de Brabant, f° 31 ro à 44 ro).

  

Henry « Le jeune » est le 5ème fils du couple HENRY Le Viel WAUTij de Witterzée et ISABEAU Le GREVE… Etant donné que son frère cadet Robert est mentionné avoir 80 ans en 1622 (°1542, +1630), et que leur parents se sont mariés vers 1520 ayant eu 6 fils, il est supposé être né vers 1530, avant 1541 ;

 il n’est pas cité parmi les « oncles survivants, Jan, Andry, Robert Waulthÿ (…) » dans un acte du 3 octobre 1587, concernant le partage des biens de son frère décédé Guillaume, entre les 3 fils de celui-ci ;

il n’est pas cité non plus dans l’acte de vente du 16 février 1586, de la cense de la Houssière à Liberchies, et pour cause son épouse Jeanne Pièret de Promelles y est mentionnée « Jenne Pieret veuve de Henri, et par leur fils Jean, à Jean GRÉGOIRE »  ; 

il n'est pas repris dans l’acte de partage du 24 octobre 1585, des biens de son père Henry « Le Viel » de Witterzée,

il est donc décédé avant cette date.  Henry « Le Jeune », échevin de Lillois, en se mariant, avant 1567, avec Jeanne Pièret de Promelles, devint alors censier, soit « locataire-gérant», de la Houssière à Liberchies tenue en fief de Rèves

 (in. N.G.B. n° 12111, acte du 19 mai 1601 du notaire Fortemps de Nivelles).  

Avant cela, en 1556 Charles de Rubempré, seigneur de Bièvre, et de Rèves, avait acheté la cense de la HOUSSIÈRE à Liberchies, qui avait appartenue aux Vanden TRONCK héritiers de la seigneurie de Liberchies (in. RODAVA N°63, p. 12).  

Elle était fief seigneurial tenu de Rèves, et consistait en 1519, en maison cense, jardin, 60 bonniers de terre, 10 de pâture et 2 bonniers de bois ; d'environ 75 bonniers, sa contenance ne fit que progresser ; HENRY Le Jeune WAUTIER en fut donc censier, tout en étant échevin de Lillois  (in. Pierre Wautier, p. 3-4).

  Plus tard, la famille Pieret en était devenue censier,

tout en étant déjà seigneur et censier de Promelles près de Vieux-Genappes, seigneur et censier de Hulencourt 

(in. Jean MEVISSE « Les fermes du Grand Genappe »)  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 ce domaine est devenu actuellement le « Golf d’Hulencourt ». A proximité débute le « Chemin de L’Ange Gardien » qui devient ensuite à gauche le « chemin du Hulencourt » aboutissant à une ferme appelée HANNELIQUET et aussi Ferme WAUTIER ancienne Cense de LABRY à Baulers PREMIER LIEUX CONNU occupé par les Wautier ; et croisant le « chemin de la Biloche » qui longe cette ferme ; débouchant lui-même au croisement du « chemin de Witterzée » avec les rues « Hanneliquet » et « de Plancenoit » et le « chemin du Trou du Bois ».

Ensuite, concernant la « cense Huberlant » à Pomerelles, c’est l’ancienne dénomination de « la ferme du Comte » (in. Idem) elle fut occupée depuis le 16ème jusqu’au début du 18ème par la famille PIERET ; elle est située, au croisement de la « route de Lillois » avec le « Chemin du Prévôt ».  

 

Plancenoit, Lasne, Noucelles, Wauthier-Braine, Ophain, constituant la seigneurie de Braine-L’Alleud, puis Mont-Saint-Guibert, Thorembais-Saint-Trond ; cet ensemble formait une partie du comté de Walhain ayant en tout sous sa juridiction 17 villages, possession des puissants WITTHEM. 

 

Historique : revenons fin 11ème siècle ; Ide d’Ardennes avait donné la ferme d’Hulencourt à l’Abbaye d’Afflighem. Ses  fils, Godefroid et Baudouin, furent soutenus financièrement pour partir en croisade, entre autres, par cette Abbaye. Tandis qu’elle vendit les immenses terres de Genappe et de Baisy à l’Abbaye de Nivelles.

Lien avec de Beaufort : lors de cette croisade de 1096, les liégeois consentir unanimement de « se ranger sous la bannière » de Lambert de BEAUFORT, avoué de Huy, qui « plaça toutes ses légions dans la marche de Godefroid de Bouillon » ; ensuite d’après « Antioche l. 8862 : (…) Et l’avoe de Huy, une ville frumée, Godefroi de Buillon, ot cel ost governée, (…) », d’après « Jérusalem l. 16192 : (…) C’on appielle Liégois, mais je vous certifie, Que bien sevent miner une tour batelliée, (…) » ; et enfin « l’empereur de Constantinople, Baudoin de Courtenay s’intéressait vivement à honorer la glorieuse mémoire de l’avoué de Huy, le vaillant capitaine des liégeois en Terre-Sainte, le héros du siège d’Antioche » (in. Bouille " Histoire de Namur " T. II, p. 504). En cette croisade, on y trouve aussi Libert de Rèves et son fils Hillin, au service de leur suzerain le marquis de Trazegnies. 

  

Donc, cher 10ème arrière-grand-père HENRY Le Jeune, tu es né à la cense Del Fontaine-sous-Witterzée, où tu as vécu tes premières années jusque vers l’âge de 25 ans, avec tes cinq autres frères. Allons donc vous y rendre visite…

 

 

0    Witterzée

 

En allant de Nivelles vers Lillois, avant d’arriver à ce village nous empruntons à gauche la route vers  Bois-Seigneur-Isaac. La prochaine à droite est la petite rue, pavée, Fontaine Saint-Martin, au coin à gauche c’était « la ferme seigneuriale d’Assonville ». En cahotant un peu plus loin nous apercevons sur la gauche une belle bâtisse, c’est l’ancienne propriété des Wautier citée plus haut « la Maison du curé (photo) » soit l’ancien presbytère. Plus loin en passant en-dessous du pont de chemin-de-fer, nous découvrons,

à gauche la Chapelle Saint-Martin

et à droite la ferme De la Tour,

chez les Charlier, dans le fond de la cour un peu en hauteur s’y trouve une fontaine alimentant un petit bassin avec des poissons rouges. On pourrait penser que nous sommes à l’ancienne cense Del Fontaine-sous-Witterzée qui aurait changé de nom. Il est préférable de vérifier, la solution se trouve peut-être dans le livre de…

Jean-Marie LAUS « La Chapelle Saint-Martin, 1202- Lillois-Witterzée -2002 ».

 

La cense del Fontaine sous Witterzée

(...) située le long du Chemin du seigneur (…) ses bâtiments jouxtent le jardin de la ferme del Tour. En 1652 déclarée en ruines, et jamais reconstruite » dans l’actuelle rue Fontaine Saint-Martin (in. Jean Marie LAUS, p. 60 ; A.G.R., G.S.A.N., n°2246), était située en contrebas de la petite église Saint-Martin, et près de la source du Hain ; il est évident que les Wautier résidant en cette cense, s'y rendaient à toutes les messes et cérémonies religieuses.

 

Donc la cense Del Fontaine-sous-Witterzée a complétement disparu, elle était située à l’actuel parking en contrebas de la ferme De la Tour ; et sans doute avec un (ou des) bâtiment(s), en face là où se trouve l'actuelle maison blanche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Witterzée est contigüe à Lillois, anciennement Lello, Leloy. En 1219, du temps de Walter de Roavia (Rèves) « (…) cédant à son frère Ywanus, avec le consentement de sa femme et de Madame l’Abbesse de Nivelles son fief. Biens de Resves à Leloy » (in. A.G.R. Arch. Eccl., supplément 30.381, f°202 ro.).

Ce hameau n’a jamais été très peuplé, en 1526 y est recensé 18 foyers dont « cinq maisons de gens aisés » y compris donc le ménage de HENRY WAUTY de Witterzée et ISABEAU LE GREVE à la cense DEL FONTAINE ; avant cela on y trouvait que 8 ménages en 1492, par la dévastation commise dans la région, alors en friche forcée, par l’ancienne garde de l’archiduc Maximilien 1er d’Autriche, campée à Lillois depuis 1490.

 

La ferme Del Tour est mentionné déjà en 1460 à Witterzée avec 4 autres : d’Assonville, du Chesne, Lestaeau, Bond ; en plus de 19 maisons (in. Jean Marie LAUS, p. 104 à 106). Elle est jouxtée d’une très ancienne tour massive, on nous dit qu’elle est d’origine du début du 13ème siècle. Le dernier dimanche de juin, y démarre la procession lors de la fête appelée « Tour de la Saint-Jean ».

Mais la cense Del Fontaine-sous-Witterzée n’est pas citée, il se peut donc qu’elle ai été bâtie par les Wautier vers l’an 1500.

J’ai reçu aimablement la clef de la chapelle par les propriétaires de la ferme De la Tour, pour une visite voulue solitaire permettant davantage de recueillement et de méditation.

 

La Chapelle Saint-Martin à Witterzée

Elle fut l'ancienne église paroissiale mise à la disposition des curés du prieuré des Trinitaires d’Orival de Nivelles, pour les offices de l’an 1202, du temps du seigneur chevalier Renier de Witterzée, jusqu’à 1797. Certaines pierres, réutilisées sur place ultérieurement, datant de la 2ème moitié du 16ème siècle sont gravées de la marque des maîtres de carrière LE PRINCE à Ecaussines, et NOPÈRE à Arquennes (cité plus haut), en relation à l’époque avec nos Wautÿ de Witterzée. Les seuls objets restant de l’époque gothique tardif, sont les chandeliers d’éclairage fixés dans les murs plus anciens de la nef.

En visitant la Chapelle Saint-Martin, pour y découvrir les pierres tombales il est nécessaire de bouger quelques chaises. La plus significative est la suivante (pour les autres, passez à la rubrique suivante « au fil des ans, branches cousines à…) :

 

ICY REPOSE LE CORPS DE     ROBERT WAVTHY QUY TRES     PASSA LE PREMIER DE JVLEt     1630 ET JENNE SAVARY     SON ESPEVSE QUY TRESPASSA     LE I2 DE JVIN 1620     PRIE DIEV POVR LEVRS AMES

 

Mais voyons, il s’agit du frère cadet de mon cher (10ème) arrière-grand-père HENRY Le Jeune. Forcément celui-ci n’as pas pu participé à ses funérailles puisque déjà décédé depuis près de 35 ans avant ; par contre il est fort possible que son fils JEAN et son épouse MARIE née NOPERE, ainsi que sa fille Isabeau, y étaient présents.

 

Robert WAULTIER (°1542, +1630), le dernier et 6ème fils de Henri « Le Vieux » et d’Isabeau Le Grève, est fermier, échevin « des deux cours de Lello et Witterzée », mayeur de la seigneurie de Witterzée dite « d’Assonville et Affligem » ; il est cité avec son fils Jean (époux de Catherine Glibert ; cité échevin de Witterzée en 1631) comme hommes de fief. Celui-ci fut censier de la Neuve Cour à Lillois appartenant à l’Abbaye d’Aywières. Lors du partage de l’an 1585 confirmé en 1591, Robert devient propriétaire de la cense del Fontaine sous Witterzée ; un peu plus tard en 1587, il hérite  avec son épouse Jeanne, des parents de celle-ci Pierre SAVARY et Gertrude PIERET, de la « Maison Catelinette avec closure avoisinante » qui était située rue Ramelot. Robert est inhumé avec son épouse « Jenne » dans la Chapelle St.-Martin. Ainsi que la sœur de « Jenne », Gertrude, dont la pierre tombale nous apprend que : « … son fils Nicolas BOUQUIAU … mayeur de Witterzée », époux de Anne BASTIN dont le fils Nicolas, veuf de «… Mgritte LE GOY… » en 1667, se remaria à Catherine Wautier (°1641) soeur cadette de JEAN (°1630, +1672) marié à Françoise de Becquevort. Les deux Nicolas BOUCQUEAU, père et fils, exploitèrent la ferme del Tour, de  1620 jusqu’en 1679. Notons que, Gertrude née SAVARY, et son époux Jean BOUCQUEAU dit « Le Boucq » étaient taverniers à « l’estaminet BAVIÈRE, avec maison de ferme », à l’emplacement des actuels N° 424-426 Grand’Route. (in. Jean Marie LAUS, p. 60 et 62)

 

Une anecdote « dramatique » : alors qu’il se rendait chez Martin SAVARY, peut-être son beau-frère ou son neveu, Robert Wauthÿ, âgé de 80 ans, est victime de la femme de Jean DERNICHAMPS : elle l’a frappé à la hanche gauche avec le « bâton-courbe » qu’elle avait sur les épaules et qui sert à « porter les sayaulx ou chaudrons » ; plus tard, elle récidiva et le frappa « à sang coulant » près de la maison de « Pier LAVIANNE ». Robert demanda 12 florins en réparation des dommages subis, le 28 avril 1622. (in. G. Vanderick, p. 222)

 

Châtiment disproportionné : typique de la mentalité de l’époque, avec sa justice expéditive. « Il est condamné à être attaché à une potence, pendu et étranglé jusqu’à ce que mort s’ensuive, à Lillois, le 8 février 1695, par décision du Noble et Vénérable Chapitre de Nivelles ». Il s’agit de Remy Minne, époux de Louise Vincent, mais qu’avait-il commis de si grave qui justifierait ce châtiment extrême ? « (…) avoir dérobé dans l’église de Witterzée un justaucorps et une toile grise (…). Il a aussi pris quelques petits linges provenant de l’autel de la Vierge qu’il a jeté à terre (…) foulés aux pieds » ! (in. Jean Marie LAUS, p. 109 ; A.G.R., G.S.A.N., n°6304)

 

Les héritiers de Henry « le Viel Wautÿ de Witterzée » se partagent le 24-10-1585 (partage confirmé le 28-03-1591, devant le notaire A. Fortamps à Nivelles), une maison et héritage appelé « la Lobiewarde tant en fief comme en mainferme et comme les feus père et mère les ont possédés leur vie durante, et contenant le tout en grandeur environ dix bonniers et demi tant en prés, jardin, comme en terres labourables (...) ainsi que d'une cense, maison, grange et toutes les estableries, une centaine de bonniers, quatre bonniers de bois, un corroy et une grue... » Lors de ce partage de 1585, la cense de la Lobiewarde à Ronquières fut attribuée au fils aîné « Jean l'aisné Waultier » (°1524, +1616, frère de Henry le Jeune) censier de Labry (appartenant à la famille CHARLIER), échevin de Baulers, bourgeois de Braine l'Alleud ; et en 1644 à Françoise Wautier, fille de Pierre le fils de Jean l’aisné ; résidente à Braine-l'Alleud et veuve de Guillaume JAMIN, qui devait 3.300 florins afin de constituer une dot pour sa fille Marie reçue comme religieuse. Pour s'acquitter de cette obligation, elle paie une somme de 400 florins. (In. Pierre Wautier, p. 2-3)

 

Note : Il y a eu un Guillaume Jamin « d'abord vicaire à Fallais en 1677, puis chapelain castral en 1685 ; il fut nommé curé de Fallais par commission du 2 décembre et serment du 5 décembre 1685 ; et devint curé de Fallais en 1691, par le comte Jacques-Louis de Noyelles, et maintenu dans cette charge par le comte de Gosée en 1693. Le curé Jamin décéda le 9 avril 1725 et fut inhumé dans l'église de Fallais ». Concernant son prédécesseur : « Michel le Marechal x par contrat de mariage passé devant le curé de FALLAIS en date du 4 juin 1663, avec Marguerite Dormal » (in. Pierre Wautier, p. 15 ; Inter. Généal. N°292 de 1994, p. 263-264). Michel le Marechal était le grand-père de Marie-Catherine Marchal mariée, le 8 février 1724 à Autre-Eglise, à Jean-Baptiste 1er Wautier « de Taviers » (in. Pierre Wautier, p. 14) fils du couiple Louis et Jeanne Wautier-Higuet (in. Idem, p. 13), et donc frère aîné de Jean-Joseph (leur 6ème enfant et 4ème fils ; mon 5ème arrière-grand-père). Le comté de Fallais avait appartenu à la famille de Beaufort, de fin 12ème siècle à novembre 1373.

 

Le 01-09-1592, Anne PIERET de Promelles, épouse d'André Wauthier (ca 1535 – 1608), résidant à Lillois déclare avoir logé deux soldats le 17 août et avoir été blessée à l'épaule par l'un d'eux. André était Censier, et Echevin de Lillois de 1599 à 1607. Dans le partage des biens de ses parents, en tant que 3ème fils de Henry et Isabeau, en 15??, il reçoit un minimum de 20 hectares de terres. (in. G. Vanderick, p. 63)

 

Etrange arrangement : Pierre, le fils du couple André Wautier et Anne Pieret, a épousé avant 1614 Marie née Massart, ancienne épouse d’Anthoine Moureau. Celui-ci ayant été tué (quand, comment ?) par François Quivat, un accord est conclu le 14 mai 1616, avec les frères François et Rémy Quivat et leur mère Marie née Despery, qui débourseront 100 florins de dédommagement ! (in. A.G.R., Not. J. de Launoy, mf 78.65.83, n°9501). Peu de temps après, Pierre, devenu veuf, se remarie le 11 novembre 1616, avec Marie Rayée. (in. G. Vanderick, p. 85) 

 

Alors, cher ancêtre HENRY Le Jeune devenu censier à Liberchies, vous étiez donc uniquement que 6 frères sans aucune sœur, du couple HENRY WAUTY dit « Le Viel », « de Witterzée », et d’ISABEAU née Le GREVE ; celui-ci ayant été censier à Witterzée venu de Ronquières…

Nous sommes à l’époque du chevalier Jean de Happlaincourt fils d’Isabelle de Monbleru, seigneur d’Assonville, qui possédait un des deux plein-fiefs de Witterzée, de 1511 à 1570.

 

Concernant les fils du ménage Henri « Le Vieux » et Isabeau Le Grève, à l’instar de leur fils aîné Jean, le 2ème fils

 

 Guillaume Wauthier (ca 1530-ca 1587) et son épouse Isabeau le FAVERESSE s'établissent à Baulers. En juillet 1565, elle lui apportera « la cense dite Faveresse », située en face du coeur de l'église de Baulers dite « d'une maison avec tour, fief relevant du duché de Brabant taxé en 1474 pour le service féodal à un combattant à pied… ». (in. Pierre Wautier, p. 3)

 

Tandis que concernant leur 4ème fils, Michel (né vers 1540, décédé avant 1588), son épouse Marie DU HOUX lui apporta la cense de Griponwez à Ophain, où elle existe toujours. (in. G. Vanderick, p.145)

 

Anecdote « cocasse » : le fils aîné de ce couple,  Franchois Waultÿ comparait devant la cour de Baulers pour avoir « répandu des paroles vilipendentes » à l’égard du mayeur qui le condamne à se présenter devant la dite cour « un jour de plaid, à deux genoux, les mains jointes et à prier Dieu. Il devra payer 100 florins pour les pauvres de l’église de Baulers ». (in. Idem, p. 147)

 

Dis-moi HENRY, avec tes 5 frères à la cense Del Fontaine-sous-Witterzée, j’espère que vous vous êtes bien entendu sans trop de chamailleries, et sans doute avec plus de taquineries propres à tous les gamins du monde entier à toutes les époques. J’entends vos rires et vos pleurs dans la cour, la grange, l’étable, la bergerie, l’écurie, le chartil, le verger, les prairies et les champs, vous taquinant mais taquinant surtout les animaux, c’est encore plus comique. Je suppose aussi que vous avez fréquenté les enfants de « la ferme d’à-côté » Del Tour, pour faire les mêmes « bêtises » avec eux…

Et votre mère (chère 11ème arrière-grand-mère) qui vous réprimande de temps en temps, et qui vous crie « allez les garçons, il est temps de rentrer pour le repas ; votre père va bientôt arriver, et encore vous gronder si vous n’êtes pas là… Et laver vous bien les mains pour qu’elles soient propres aussi pour la prière de bénédiction à table, pour faire plaisir aussi au bon Dieu ! »…

 

Et plus tard, vous ne taquinerez plus les animaux en apprenant votre futur métier de censier, pour l’exercer chacun dans une autre ferme ; sauf votre plus jeune frère ROBERT qui gardera la ferme familiale, et qui deviendra même mayeur de Witterzée, ayant eu l’honneur d’être inhumer dans l’église Saint-Martin toute proche… J’aurais bien aimé être votre 7ème frère, tiens, mais l’histoire est ce qu’elle est, nous ne pouvons pas la refaire… Me voilà nostalgique d’une vie de ferme que je n’ai jamais vécue moi-même ; ce doit être génétique, après tant de générations sur plusieurs siècles d’une famille de censiers, jusqu’au début du 19ème siècle.

 

Maintenant je comprends pourquoi, dès ma jeunesse, j’ai toujours été attiré et fasciné par ces grosses fermes « en carré »… Surtout celle qui était peinte en rose, située sur la route avant Nivelles en venant de La Louvière, lorsque nous allions rendre visite à nos cousins « Wautier de Bruxelles » ; et j’apprends qu’elle a appartenu à la famille MERCIER, belle-famille de Wautier, dont descend le « Cardinal Mercier ».

 

Et habitant à la campagne à Estinnes-au-Mont, je comprends aussi pourquoi pendant mon adolescence, parfois j’effectuais des travaux de ferme avec plaisir pendant les vacances scolaires dans une « ferme en carré » ; charger les ballots dans le chariot et les décharger dans la grange, et y rester la nuit pour y dormir. Tout autant, dormir parfois dans « la maffle à paille » de la petite écurie attenante à l’arrière de notre maison louée, dont les 3 chevaux appartenaient au propriétaire…

 

Vous comprenez mieux maintenant ma motivation. Après cet intermède de réflexion, continuons à voyager...

 « sur les traces des Wautier », par une…

 

Anecdote « cocasse » : digne de la mentalité et des coutumes de l’époque, le 19-04-1539, Henry Waultier est condamné à faire le voyage à Notre-Dame de Milan, pour avoir fait couper un très vieux aulne qui faisait la limite entre des biens du chapitre de Nivelles et ceux des héritiers de Pierre BLONDE. Heureusement qu'il pourra verser une somme conséquente en remplacement de faire ce voyage, mais il devra aussi livrer une chandelle de cire à placer devant le Saint-Sacrement dans l'église de Lillois. Il est aussi condamné à payer une amande de 16 patars au Seigneur et les frais du procès. Enfin, il devra replanter un saulne ou un aulne. (in. G. Vanderick, p. 27) 

 

Dis, cher « (11ème arrière-) bon’pa » HENRY, qu’est-ce qui t’a pris de faire couper cet arbre en sachant que cela créerait forcément des ennuis. Tu ne devais pas être très fier après la sentence, tu as sûrement été la risée de quelques uns ; même tes fils ont dû subir des railleries de leurs camarades, et sans oublier leur mère ISABEAU par certaines mégères des environs !

 

Enfin bref, passons à autre chose, on nous dit que tu étais né comme ton frère PIERRE à… 

  

0    Ronquières

 

Contexte historique : Charles le Téméraire, duc de BOURGOGNE, au début de l’année 1474, organisa à Malines une « cour suprême de justice, le Parlement » et qu’il y transféra, de Bruxelles et de Lille, la « Chambre des comptes » ; avec l’ambition de créer un « Royaume de Gaule-Belgique », qui outre la Franche-Comté, la Bourgogne, les Pays-Bas, aurait compris les territoires situés entre la Meuse et le Rhin. Il échouera définitivement, en luttant contre une armée suisse commandée par le duc de Lorraine, pour périr sous les murs de Nancy le 5 janvier 1477. Le roi Louis XI aussi avide monarque qu’ennemi implacable, s’apprêtait à s’approprier « les dépouilles » de son redoutable rival. Ensuite, avec la mort de Marie de BOURGOGNE, en 1482, c’est aussi la fin du régime Bourguignon, nos régions deviennent « Autrichiennes ». Le Brabant se révolte contre le régent Maximilien d’Autriche (veuf de Marie) en 1488… Le bourg de Braine-l’Alleud est incendié, à la suite d’importants dégâts subis par le château féodal d'Henri II de Witthem qui avait pris le parti du duc de Brabant contre ses sujets rebelles ; Baulers est incendié puis presque totalement déserté par sa population ; vieux-genappe est pillé ; Genappe est en grande partie détruite. En l’année 1490, la garde de l’archiduc Maximilien 1er d’Autriche, après avoir été licenciée, vient camper à Lillois–Witterzée, pour dévaster à tel point les environs qu’ils sont restés longtemps presque inhabités et en friche. Après se sera le court règne de Philippe « Le Beau » marié à Jeanne « La Folle » d’Espagne, devenu Archiduc d’Autriche, et gouverneur de nos provinces, il décède en 1506 ; il y aura une « régence » jusqu’en 1515, début du règne de Charles Quint.

 

Où êtes-vous nés et avez vécu votre jeunesse, HENRY et ton jeune frère PIERRE, et qui sont vos parents, mes 12ème arrière-grands-parents ?

 

La descendance Wautier, héritera le 24 octobre 1585, confirmé le 23 mars 1591 (in. A.G.R., N.G.B. 19108, Notariat général du Brabant, notaire A. Fortemps) : à l’en-tête de la 1er page, on y lit « Partaige por les hoires de feu Henry Wauthÿ de Witterzé  28.3.1591 » ; ensuite, comme déjà mentionné plus haut « (…) la Lobiewarde tant en fief comme en mainferme et comme les feus père et mère les ont possédés leur vie durante, et contenant le tout en grandeur environ dix bonniers et demi tant en prés, jardin, comme terres labourables… ainsi que d’une cense, maison, grange et toutes les estableries… une centaine de bonniers, quatre bonniers de bois, un corroy et une grue… ».

La Lobiewarde sous Ronquières, est un fief déjà mentionné en 1228, subdivisé en plusieurs parties ; 

dont la cense exploitée par les Wautier se trouvait là où s'élève aujourd'hui une...

 

petite ferme à 600 mètres au sud-ouest de l'église,

 dominant la « vallée rive gauche de la Marche »

 (in. A.C.A Soignies, Landercy, t. XIII, 1953, p. 113-114). 

 

Le 7-04-1469, à l'occasion de son mariage avec Jehanne BAYE, Englebert de la HOUSSIÈRE reçoit de son père Jean de la HOUSSIÈRE, époux de Gertrude de SOMBREFFE, l'hôtel « de la Houssière » à Nivelles. Dans cet acte, il est également question de « deux fiefs de la Lobiewarde ». Dans son testament du 8-04-1481, Marguerite de la HOUSSIÈRE, fille de Willamme (Guillaume) de la Houssière et de Gertrude de BIOUL, restée veuve sans hoirs de Bertrand CAPELLE, fait des legs à Marie veuve d'un Henri Wautier ; comme mambour elle y désigne un autre Henri Wautier.  (in. Pierre Wautier, p. 2-3 ; A.S.A.N. t.XVI, p. 345 et 348) . Ces deux Henri ne sont pas situés dans la généalogie des WAUTIER de BAULERS.

 

Lien avec de Beaufort : Maria de SOMBREFFE se marie avec Robert de BEAUFORT-SPONTIN (†1467) (Parents : Guillaume Lardenois de BEAUFORT-SPONTIN †ca 1420 &  Julienne (Marguerite) de WAVRE †1404). Jacques de Beaufort de Celles de LOYERS, Chevalier (†1299) marié avec N. de BIOUL (descendante d’Enguerrand d’Orbaix, Chevalier et seigneur d'Hierges); leur fille Marie de LOYERS  mariée avec Lambert, Seigneur de Beaufort de Goesnes (†1316) ; celui-ci devint échevin de Huy, et maître drapier. Nous avons ici l’exemple, trop rare, d’un descendant d’une importante famille seigneuriale qui a préféré choisir un métier et une fonction respectable ; au lieu de s’accrocher à cette féodalité belliqueuse, désastreuse vis-à-vis de la majorité de la population, et parfois décadente moralement parlant.

Isabeau de SOMBREFFE est l'épouse de Jehan seigneur de la Tour et Manaige de Baulers, seigneur de la Potte. Leur fils Jehan de Bertanchant (Bertinchamps) religieux de l'abbaye de Parcq sous Heverlee (Louvain), paie en 1460 les cens seigneuriaux d'Ophain, et y relève des héritages en 1471. Godefroid de SOMBREFFE a été le premier mari de Marguerite de Fagnolles fille de Jacques d’ENGHIEN, seigneur de Fagnolles, seigneur de Braine-l’Alleud (cité comme tel en février 1386) et de Marie de ROSSY. Margueritte épouse en 2ème noce Henri de WITTHEM seigneur de BEERSEL, leur fils Henri deviendra seigneur de BRAINE-l’ALLEUD le 28 avril 1422 ; ils sont les descendants de Jean Van Alcken devenu Jean 1er de Witthem, fils bâtard de Jean II duc de BRABANT.

 

Récapitulatif : X = mariage entre familles

                                                                                                                                                               X de Beaufort de Goesnes

                                                                                X fin 13ème, de Beaufort de Celles de Loyers   

                                                               X de Bioul

 Vers 1450, Wautier X de la Houssière

                                                               X de Sombreffe

                                                                                       X de Beaufort-Spontin

 

Ces familles se fréquentent dans des liens étroits, s'invitent donc aux fêtes familiales, surtout les mariages et les obsèques.

 

A cette époque, le Chapitre de Nivelles manifesta hautement l'intention de ne plus admettre dans son sein que des demoiselles titrées. En même temps, il imposait quelques entraves à l'autorité souveraine des Abbesses. C'est le 18 mai 1462 que cet acte d'indépendance fut posé. Les Chanoinesses profitaient de la vacance du siège abbatial pour édicter cette réforme. Les Dames : Jehanne de Spontin issue de Beaufort  Prévôte, etc...

 

 

Dans son étude, Pierre Wautier de Francqnée (p. 2) ne connais pas, le prénom du père des deux frères HENRY et PIERRE, ni leur mère...

Selon Mme G. Vanderick (2 bis) repris par Joël Taminiaux (6), et par Christian MALEVEZ (d) sur leur site Geneanet :

 

Bertrand Waulthier (°vers 1470 ; +1504-16) et Griete (Marguerite) dite Maroie (Marie) le DUC fille de Collart eurent 2 fils :

 

1) Henry Wautÿ (Waulthier) dit de Witterzée, né avant 1500, mort vers 1585 ;

2) Pierre Waulthier, né vers 1510, mort en 1602.

 

Griete (Marguerite dite Maroie) Le DUC fille de Collart a probablement un lien étroit de parenté avec Jehan le DUC.

 

En 1466, Jehan le DUC, tenait comme censier (locataire-gérant, cette fonction s’achetait, ou on en héritait) de Gilles MOREAU, seigneur d’HENRIPONT, un fief de la Lobiewarde, d’une superficie de 8 bonniers de prairie ; tandis que Jehan de la HOUSSIÈRE y exploitait 6 bonniers de terre labourable, et de prairie, et enfin Michel du BOUSSOIS 12 bonniers, également de Gilles MOREAU. (in. G. Vanderick, p. 17) 

 

Selon des actes de la cour féodale de Ronquières, ce fief a appartenu au frère, sans doute décédé sans enfants, 

de Griete Le DUC fille de Collart qui en hérita ; et qui aura été relevé par son mari Bertrand Wauty le 11 âout 1504.

Plus tard, le 17 mai 1537 leur fils aîné Henry relève le même fief suite au décès de sa mère. (in. G. Vanderick, docu 2.bis "complément à...", p.168).

Rémi WAULTIER  fait savoir le 15 juillet 1516 qu'il a tenu les biens de son frère Bertand en lui payant une rente mais sans en avoir fait de lettres. Il saccorde à cette date avec Philippe DU TILLEUX, second mari de Marie veuve de Bertrand, pour la vicairie de la veuve et la propriété des enfants. Il met en contrepan sa maison à Labry à Baulers.

Pour l'annecdote curieuse, la fille de Rémi, Symone est condamnée pour vol, d'avoir l'oreille tranchée et de faire le voyage à Saint-Nicolas au Barre. (in. Idem, p.171)

 

Et pour rappel, leurs aïeuls sont à...

 

0 Baulers

 

 WATHIER Beghein, Echevin de Baulers de 1339 à 1351, marié à dame Yde ; leur fils Jehan Wathiers de Labry ; leur petit-fils Jakemart Wautier marié avec Marie, dont Willame Waultier (wauthÿ, Wautier) aurait eu Bertrand

 

 

 

Ensuite, continuons le voyage, « sur les traces des Wautier »,

 

dans le sens chronologique habituel, descendant, à partir de CHARLOTTE et JEAN décédés à Rèves dans la 2ème  moitié du 17ème siècle…

 

Contexte historique : Nous sommes alors sous la domination des Habsbourg d’Espagne (jusque 1714). Quoique le Brabant ait beaucoup souffert, ses villes étaient riches et florissantes. L’étonnante splendeur d’Anvers avait rejailli sur les principales cités brabançonnes, surtout par l’ouverture du canal de Bruxelles à Willebroek ; tant de professions lucratives de commerce et d’artisanat qualifiés y alimentaient les habitants.  Par contre, la noblesse « au sentiment d’honneur » s’affaiblissait par l’obligation de service pour leur souverain, à d’interminables et coûteuses campagnes guerrières ; alors que les mercenaires engagés étaient bien rémunérés par ce dernier.

 

Anecdote locale : à HOUTAIN-le-VAL, le 31 août 1637, pour parer à ces conflits armés incessants, est organisé un « recensement d’hommes capables de porter les armes, pour la défense des régions rurales brabançonnes » ; il y aura ainsi 6 mousquetaires, 10 arquebusiers, 3 piqueurs, au besoin assistés du reste de la population valide. Le recrutement se fit par le Greffier Denis GERARD, qui aura cette fonction jusque 1668 ; il a été nommé « greffier du Hainaut, et receveur des cens seigneuriaux dus au seigneur d’Houtain » en 1658. Un des mousquetaires est Jean LEFEBVRE marié à N. ROSART ; il étaient tenanciers de « La Brasserie Franche-Taverne », propriété du seigneur d’Houtain, établissement très fréquenté, y compris pour héberger des « ouvriers, sergents des bois, officiers des Domaines du Roi, et du chapitre de Nivelle ; aussi des  commissaires de la Chambre de comptes présents au marquage des arbres, au layage du bois du Hazoy, pour les ventes publiques de chênes ou de raspes ». Hélas, les tenanciers auront des difficultés de payement de loyer, et seront contraints à la saisie de leurs biens, répertoriés dans l’inventaire préétabli le 8 février 1639 : « 2 chevaux, 1 hongre et 1 jument, 1 chariot, 2 charrues, 2 herses, 4 vaches et 2 veaux, 1 brassine à plusieurs cuves, etc… ; et quelques petites propriétés terriennes », ce qui représente déjà une somme considérable. Jean LEFEBVRE mourut en août 1640, avant la fin de cette procédure exécutée « par autorité de justice ».  Ce « seigneur d’Houtain ( ?) » aurait pu quand même être plus conciliant, et moins avide de profits immédiats !  (in. Lothier roman 2010 N°1, p. 17 et 26)

Cette brasserie franche-taverne

est mentionnée comme en mauvais état, et peu rentable, et eut donc plusieurs successeurs ; en avril 1703, ce sera Antoine Semal. Deux autres Semal seront cambiers (= brasseurs) à Ways (1636 Jean-Charles ; et 1775 Joseph). (in. Lothier roman 2011 N°1, p. 39)

 

 

0    Rèves

 

Jean Wautier, époux de Charlotte Semal, est nommé mayeur de la seigneurie de Rèves dès avant le 18-04-1652, date où nous voyons « Jean Wautÿ, mayeur de Resves » acheter « un journal et demi, plus 46 verges  au chemin de Frasne sous Houtain-le-Mont ». Il est quasi certain que Jean Wautier occupe cette fonction jusqu'à la fin de sa vie, car lors de son décès survenu à Rêves le 2-02-1660, le pasteur du lieu le qualifie de Praetor. Avant cela, en 1659, le 1er février puis le 3 mars, il achète avec son épouse charlotte, à Jean Bertenchamps  1 bonnier de boscaille à Houtain-le-Val. (in. Pierre Wautier, p. 7 et 8)

 

Lien avec de Beaufort : pour rappel, Isabeau de SOMBREFFE (belle-famille des BEAUFORT-SPONTIN, lire plus haut) est l'épouse de Jehan seigneur de la Tour et Manaige de Baulers, seigneur de la Potte. Leur fils Jehan de Bertanchant (Bertinchamps) religieux de l'abbaye de Parcq à Heverlee (Louvain), paie en 1460 les cens seigneuriaux d'Ophain, et y relève des héritages en 1471…

Jeanne de BERTENCHAMPS fut l’épouse de Charles VINCENT, leur fils Jean Remy (°Rèves 13-01-1641, +10-12-1760) occupa le Luthéal de 1700 à 1754 après son père (de 1683 à 1699), épousa en 1er noce Catherine de VILLERS (x1678), puis en 2ème noce Marie PIGEOLET (une des belle- familles des Wautier). (in. Willy Schommer, Le Luthéal, p. 69) 

 

Chère (8ème arrière-grand-mère) Charlotte, devenue veuve au début de février 1660, tu n’as pas eu la vie facile, surtout à cause de cette opiniâtre propriétaire du Luthéal, devenue veuve aussi cette année là, … Tu continuas l'exploitation du Luthéal par un  nouveau bail daté du  1er juillet 1661 ; pourtant les lieux sont déjà occupés par Jean THOMAS, devenu alors mayeur de Rèves, et son épouse Marie MARSILLE (in. Willy Schommer, p. 68), il se peut donc que se soit en colocation, par lien familial.

Mais peu de temps après la signature de ce document, s'ensuivit un interminable procès avec la baronne de Rèves. Voulant toujours plus, la propriétaire, dissimulant le bail du 1-07-1661, demande à la cour féodale du Brabant de l'autoriser à passer à bail le Luthéal, car, dit-elle, « l'actuelle censière est une veuve dont les propres biens sont dévolus à ses enfants en sorte qu’on ne saurait pas assuré du paiement (…) ».

Ensuite, au bail du 1-07-1661, lui est opposé un autre bail, fait le 4-10-1662 et consenti au sieur l'Aundhomme. Dans ce nouveau bail le rendage passe à 18 florins le bonnier de prairie et 8 rasseaux de blé le bonnier de terre. Au cours de ces plaidoiries il est troublant d'apprendre que le dit l'Aundhomme, s'il reprenait le Luttéal, perdrait par la même occasion « son office de bailly et mayeur » qu'il détenait « en sa propre cense (…) ».

Dans un verbal du 4-10-1666, Charlotte engage encore 24 bonniers estimés de 6 à 7.000 florins, le litige quant à lui était évalué au grand maximum à 5.000 florins ; alors qu’elle avait quitté le Luthéal le 1-05-1666, pour redevenir censière du Double Escot à Houtain. Toute cette histoire se terminant quelques mois plus tard par un compromis. Le Luthéal trouvera preneur aux prix qu’elle payait, mais avec exemption « des logements des gens de guerre tant ordinaires qu’extraordinaires». Ceux-ci avaient « coûtés presque autant que son rendage » à Charlotte Semale.

Ironie de l'histoire, un conflit d'une rare intensité opposera dès 1662, la baronne de Rêves à son propre fils François, marquis de Rêves et baron de Luttéal, qui, en 1664, réussira à bannir définitivement sa mère du château de Rêves !

(in. Pierre Wautier, p. 6 à 9)  

 

Lien historique : cette intraitable baronne de Rèves était Marie de Berlo veuve de Charles Henry de Dongelbergh (+1660) ; celui-ci avait acquis le château de Rèves en 1651 ; tandis que, devenue veuve en 1660, elle acheta le Luthéal, le 5 septembre 1665, revendu le 15 décembre, par l’intermédiaire des seigneurs mambours de son fils François Henry baron de Dongelbergh (°1648 ; +1688). Celui-ci ce maria en 1672 avec Marie-Claire de T’Serclaes de Tilly, il est dit « décédé dans la plus grande misère ». Ils sont à l’origine de la branche de Dongelberghe de Resves, éteinte en 1743 avec Albertine Jeanne qui lègue ses biens à son petit-cousin Auguste-Anne de Montmorency de Robecq (in. RODAVA N°64, p. 18). En des temps plus anciens, l’an 1289, Alard de Rèves appose son sceau sur un acte d’affranchissement du chevalier Guillaume, seigneur de Dongelberg et de Biernimont ; il y est dit « son cher cousin » (in. RODAVA n° 61, mai 2003, p. 30).

 

Fin déplorable : le seigneur François Henry de Dongelberg, (…), vécu dans l’oisivité, s’adonna à la boisson surtout après le décès de son épouse en 1682. Il se chargea de dettes (y compris pour la somme de 347 florins à Sr Jean de HOECK, marchand de vin à Bruxelles). Il quitta le château de Rèves pour son « Hôtel de Rèves » à Nivelles (actuel N° 26, rue de Charleroi), pour y décédé en 1688. Tout porte à croire qu’il s’est suicidé. (in. RODAVA N°41, p.27 à 32)

 

Lien avec de Beaufort : Marie de Donghelberg, dite de Longchamps, épouse Jean de Beaufort de Celles, seigneur de Harzée, le 31 janvier 1452 ; devenue veuve en 1454, sans hoirs, elle se remarie avec Robert de Beaufort, sire de Spontin et de Wavre, le 18 mai 1462. Et avant cela, vers 1250, Wautier de Beaufort, sire de Barse et de Vierset, châtelain et avoué de Huy, épousa en seconde noce « noble dame Aleyde, fille de Henri sire de Jauche et de N.( ?) de Dongelberg ». 

 

Faits historiques : les rois de France sont un véritable fléau pour nos contrées. Louis XIV, dès 1668, les envahit par 5 « vagues » successives, au mépris de ses engagements. Des massacres seront organisés à Hèvillers , Mont-Saint-Guibert, Court-Saint- Etienne ; et des réquisitions forcées de jeunes hommes dans plusieurs bourgs.

  

 

Concernant le patrimoine de Jean Wautier, mayeur de Rêves, et de son épouse Charlotte Semal, deux actes nous permettent d'évaluer son étendue. Le premier partage concerne approximativement une cinquantaine de bonniers sous Houtain-le-Val, Houtain-le-Mont, Rèves, Frasnes, Loupoigne, et Witterzée, ainsi qu’une maison dite « Mailleux » qui seront partagées du vivant de Charlotte Semal le 5-11-1676 (in N.G.B. n°16896, notaire Mercx à Nivelles). Ce premier partage est complété le 24-01-1677 par un acte sous seing privé, rédigé semble-t-il de la main de « Pierre-Philippe Wautier, pasteur dudit Sart », Charlotte étant alors certainement décédée. Les enfants du couple Wautier-Semal y déclarent: « nous contenter de certains partages (…) aimablement de quelques maisons et jardins situées soub Witterzée et Houtain (…) de fiefs-hypothèques et rentes-hypothèques à Frasnes, Witterzée et Ronquières » ; le poste immeuble consistait en « la maison et tout le dessur closin et courtil gisant à Houtain le Mont, dit Saint Nicolas ; du grand cortil contenant quatre bonniers et demi et d’une maison et environ demi bonniers de cortil où estait la cense de la Fontaine, le tout soub Witterzée… ». Il semble bien que Charlotte meurt vers la fin de l’an 1676, en tous cas avant le 24-01-1677 car l'acte précité à cette date ne parle plus d'elle contrairement à celui du 5-11-1676. « Damoiselle » Charlotte Semal et Jean Wautier eurent dix enfants (in G.S.N. Houtain-le-Mont acte du 19 août 1665). (in. Pierre Wautier, p. 9 à 12) 

 

Lien avec de Beaufort : Claude Fr. de Beaufort baron de Celles est seigneur de Loupoigne et de Baisy ; il est devenu membre de l’Etat noble du Pays de Liège, le 22 février 1658. A côté des exploitations d’abbaye, existaient des seigneuries laïques comme celle de Loupoigne, dont dépendaient, Baisy, Tangissart, et Houtain-le-Val.

 

 

Chers (7ème arrière-) grands parents  Jean et Françoise (Wautÿ - de Becquevort), vous avez habité Rèves de 1656 à 1659 ; puis, vous vous êtes installés à...

 

 

0    Houtain-le-Mont

 

La Cense du Double Escot 

 

 Le 3-02-1665, Jean Wautier, fils de Jean et Charlote, relève la ½ partie de trois journaux de terre-fief située vers « le Trou du Puis » achetée de Nicolas HAULANGE ; ensuite il achète le 2-03-1665 à Jean DU MIROIR 2 bonniers et un journal et demi de terre en quatre pièces sous Houtain-le-Val, touchant au fief de Ranst. Le 30-03-1665, « Jean Wautÿ censier à Houtain le Mont, époux de Françoise Becquevort (…) » achète à François LE HONGRE, un demi bonnier et 50 verges de terre touchant aux terres de la cense de Fosse..

Et, le 23-01-1674, Françoise de Becquevort apparaît dans un acte à Houtain-le-Mont, comme veuve de Jean Wautier, décédé semble-t-il entre mars 1665 et janvier 1672. (in. Pierre Wautier, p. 12) 

 

Ayant quitté le Luthéal en 1666, vient s’y installé la mère de Jean, « la veuve Charlotte » toujours signalée comme étant censière du Double Escot sous Houtain-le-Mont, et encore en 1667, 1671 et 1672. Cette cense fut reprise avant 1679, par Barbe la sœur cadette de JEAN. Celle-ci avait épousé à Sart-Dame-Avelines, le 13-04-1676, François DU RIEU (fils de Guillaume et de Marie Semal, censiers de la Haute Cens de Sart). Et celui-ci est cité comme censier du Double Escot en 1679, ensuite comme cultivateur à Banterlez, hameau de Baisy. Barbe Wautier vivait toujours le 16-08-1726, date où elle est citée dans un acte à Loupoigne. Ils eurent quatre enfants. En l’année de 1676, lors du partage des biens de Jean Wautier (décédé en 1660) et de Charlotte Semal, leur belle-fille Françoise de Becquevort (mariée une première fois avec leur fils Jean), était remariée avec François MATHIEU. Et le 30-03-1678, nous voyons encore Françoise de Becquevort, assistée de son 2ème époux. (in. Idem) 

 

Théodor Wauthy (°1645, +1695), le 3ème fils de Jean et Charlotte, frère cadet de Jean (°vers 1630, +1666/72), était marié à sa cousine Louise Wautier (née avant 1655 de Thiry, et de Agnès CAUWE), était fermier à la Croix Hayette à Baulers ; ils recevront « en avancement de mariage, le bail de la cense du Double escot »… Le 22-02-1686, « Maître Pierre Wauthy, curé d'Houtain le Val », au nom de « demoiselle » Catherine Creynaerts, veuve de Jean Baptiste de HAEN, écuyer, et de ses deux fils, vend à Jacques de TRY, époux de Thérèse ROSART, la cense du Double Escot sous Houtain-le-Mont. Un acte du 19-10-1728 nous apprend qu’elle contient 100 bonniers de terres, prés et bois aux deux Houtain. (in. Ibidem) 

 

Anecdote cocasse : le 19-04-1667, dans un procès qui oppose à Houtain-le-Val, le Bailly à  « Charlotte Semal fermière du Doublescot proche l’Espinette, veuve de Jean wauty, pour avoir tenu des moutons », ce qui était interdit aux censiers. (in. Pierre Wautier, p.7)

 

Le champ de l’Espinette : il existe toujours, pour y accéder on peut partir de Sart-à-Rèves par l’ancien sentier du « Gros Bloc » quittant le « sentier de Bruxelles » à peu près à l’actuelle maison Van Hollebeke et se dirigeait vers le chemin de Nivelles à Frasnes (actuelle route de Wattimez). Après une centaine de mètres, il rejoignait le sentier de « la Baille » qui prend naissance près de l’actuelle maison Christiane Francotte en longeant le champ de L’ESPINETTE, d’autre part le sentier « Grans Car » qui après avoir traversé le chemin de Nivelles à Frasnes, allait trouver le chemin de Baisy. (in. RODAVA N°63, p.33)

 

Bekkevoort (orthographe actuelle) est un village situé à 7 kms au sud-ouest de Diest.

 

La ferme de Becquevoort est située dans le hameau d'Hédenge à 6 kms au sud-est de Jodoigne.

 

 

Fait historique : de 1674 à 1684, au village de Witterzée, ne contenant que 4 fermes (celle Del Fontaine, des Wautier, citée détruite en 1652 et plus reconstruite) et 8 maisons, tout est brûlé et démoli, y compris l’église, par la soldatesque « française et celle des Alliés (Espagne, Hollande)». Le mayeur NICOLAS BOUCQUAU censier de la ferme Del Tour et mari de CATHERINE WAUTIER, puis le censier Michel Simon, ont fuit avec bestiaux et meubles. Il ne reste plus habité que les ruines de la ferme d’Assonville par Anne LAMBLOTTE et ses enfants [37], du presbytère par le curé Guillaume de COUPEL (de Corpet) et son clerc Philippe RANDOUX fort âgé « dans une baraque », et le sergent dans « une pauvre maisonnette ». En 1676, à Ophain, 22 habitations (sur 60) et l’église sont incendiées par les Hollandais. Un autre fait tragique, en 1679, à Ittre des soldats « mercenaires en tout genre » de l’armée française poursuivent Charlotte du QAILLY qui se réfugie dans l’église, où ils la tuent (sa pierre tombale s’y trouve). Malgré le Traité de « Paix de Nimègue », dès 1683, les hordes françaises dévastatrices se succèdent en Brabant. Dix ans plus tard, les terres sont toujours en friche ! (in. Jean Marie LAUS, p. 106 – 107) 

 

 

Fait dramatique à Braine-l'Alleud : le 22 avril 1690, 105 maisons sur les 120 du centre ville sont détruites par un incendie qui s'est déclaré à la brasserie sur le Marché (actuelle  Grand' Place) mise en location (le 20-10-1688) par André Wautier et son épouse Marie Catherine YERNAULT (in. G. Vanderick, p. 156). André était l'arrière-petit-fils de MICHEL (°vers 1540) le 4ème fils, à Witterzée, du couple Henry Wautÿ et Isabeau Le Grève.  

 

Faits historiques : (in. Archives du Château de Feluy)

En l’an 1689, au mois de septembre, le 13ème jour l'armée française arriva à Horrues et à Soignies, et se rendit à Enghien le 15.

L'armée hollandaise se trouvait alors aux deux Houtain et à Genappe, et alla le 18, à Ophain Bois-Seigneur-Isaac et Braine-L’Alleud, d'où elle se rendit, le 24 à Hal. En effet, ce « triste sire » Louis XIV avait lancé plus de 70.000 hommes sur le sol belge.

Le gouvemeur espagnol répondit à cette invasion par une déclaration formelle de guerre ; mais il n'était nullement en mesure d'exécuter ses menaces. La plupart de nos provinces furent rançonnés et dévastées avec la plus impitoyable rigueur ; la contrée présentait un bien triste spectacle à cette époque. Depuis le mois de juin, pendant le campement des armées de France et des alliés, le plus grand nombre d'habitants s'étaient enfuis. Les fermiers avaient abandonné leurs maisons, et leurs terres restaient incultes. Les communes furent mises « à contributions » pour l’entretien et assurer l’intendance des troupes, appelées « partis ».

En l’an 1690, dans la journée du 19 juillet, un violent orage éclata accompagné de fortes pluies et de grêle, qui occasionnèrent beaucoup de tort à la moisson. Par ordre du prince de Berghes, le châtelain de Braine-le-Comte, Etienne-Dominique Leprince, demanda, le 14 octobre, quelques « pionniers » munis de pèles et de « boyaux », pour aller travailler aux fortifications de la ville de Hal. Les armées alliées campèrent à Tubize, puis allèrent plus tard aux deux Houtain.

En l’an 1691, le 11 juin 1691, un grand nombre de troupes sous les ordres du major-général (comte) d’Artagnan se rendirent à Nivelles pour démolir les fortifications de la ville : ils placèrent des gardes dans les bois de l’Escaille et de Feluy, et un poste au château de la Rocq .

le 15 juillet, l’alarme se répandit ; les magistrats de Familleureux et de Marche requirent les volontaires armés de Feluy pour s’opposer à une forte « bande de bleus » qui avaient enlevé plusieurs chevaux et vaches à Ronquières : aidés de plusieurs habitants d'Ecaussinnes et de Ronquières, ils suivirent les maraudeurs dans une maison, près du bois de H ( ?), un combat s'y engagea; « les bleus » eurent sept hommes de tués, quatre de blessés, et furent forcés d'abandonner leur butin.

Le 6 septembre, le Maréchal de Luxembourg résolut de décamper, il se mit en marche pour Soignies ; avant de sortir de son camp, il détacha cinq cents cavaliers, sous le commandement du capitaine du Rosel. Il envoya encore la veille deux « partis » à Rêves. La « colonne » prit en partant un chemin qu'on avait fait au-dessous de la carrière de Feluy, d'où elle alla à la ferme de Clairbois et au moulin de Combreu ; elle passa ensuite à la chapelle de Notre-Dame-de-Grâce, et traversa le bois de la Houssîère pour suivre un chemin qui mène à Braine-Ie-Comte qu'elle laissa à gauche; de là elle passa sur des ponts qu'on avait faits au-dessous de Braine-le-Comte, et prit le chemin qui mène à Horrues, d'où elle entra dans la plaine du camp. Pendant la nuit du 6, 6.000 hommes passèrent par Feluy, Witterzée, se rendant à Waterloo.

En l’an 1692, au mois de mai, la 2ème colonne, ayant passé le ruisseau de Seneffe au pont de Saint-Corneille, alla à Renissart, à Buzet, à Rèves le laissant à droite, à Frasnes-lez-Gosselies, à Villers-Perwin, et de là au camp établit à Marbais. La troisième colonne fut pour l'artillerie, les bagages de l'aile gauche de la cavalerie, ceux de la réserve et les caissons ; cette colonne passa au pont de pierre près de la cense de Hubaumont, et alla par des ouvertures que l'on avait faites à Houtain-le-Mont, d'où elle alla prendre le grand chemin de Nivelles à Namur, se déroutant jusqu'à la hauteur de Villers-Perwin d'où elle se rendit au camp.

La quatrième colonne fut pour l'aile droite d'infanterie : Champagne en eut la tête et fut suivi des brigades de Royal, de Bourbonnais et de Stoppa ; elle passa à Houtain-le-Val, laissa le bois de Rèves à droite, et alla à travers champs près de Sart-Dame-Avelines, qu’elle laissa à gauche pour entrer dans la plaine du camp de l’armée. Ils causèrent beaucoup de dégâts. La ville de Namur se rendit par capitulation le 5 juin. Et pour ajouter à ce désastre, le 9 et le 10 juin, des pluies torrentielles et le vent abattirent et rompirent beaucoup de « tiges à grains ».

Au mois de juillet, Louis XIV avait ordonné à la fin de la campagne, la levée de douze nouveaux régiments d'infanterie, chacun d'un bataillon : le département de Hainaut en devait fournir un sous le commandement du comte de Boussu, et l’Intendant Voisin : « Et pour les choisir suivant les ordres les intentions de S. M. entre les garçons, demeurants dans Testen de la paroisse, capable de porter les armes , estant au dessus de 20 et au dessous de 40, nous ordonnons que le dimanche, 15 de ce mois sera faict une assemblée de la communauté a l’issue de la messe de la paroisse, dans la quelle, en présence de tous les habitants, le mayeur, ou en son absence un des gens de loy , ferat une liste de tous les gars capables de porter les armes, (…) ».

En juin 1695, on avait fait partir à minuit trois cents chevaux pour couvrir la marche de l'armée sur la gauche ; ils passèrent au pont de Ville-sur-Haine, celui qui les commandait eut ordre d'en envoyer cent â la tête du bois de la Houssière, cent au moulin-à-vent de Braine-le-Comte, cent au moulin-à-vent de Naast. Enfin l’armée fut campée sur deux lignes, la droite à Manage, la gauche à Arquennes, le quartier général était à Feluy. L'armée du roi se trouvait en ce moment à Chapelle-les-Herlaymont ; plus de 120.000 hommes campaient sur une étendue de deux lieues. Le 6 juin, l’armée du roi alla à Thiméon (au sud de Liberchies) et le duc de Luxembourg fit partir ses troupes le même jour de Feluy pour aller camper à Baisy. Cette marche se fit sur cinq colonnes ; (…) de là elle passa à Renissart, le laissant à droite, et l’artillerie à gauche; et ouvrant quelques haies, elle laissa Houtain-le-Mont et Houtain-le-Val à gauche,  et le bois de Bossut à droite, pour aller gagner la chaussée de Bruxelles à Namur ; et enfin elle entra dans son camp. Huit cents suivirent le chemin pour aller entre Promelles et Genappe. Cette armée abandonna plusieurs malades à Feluy, qui furent soignés par les habitants… La campagne couverte de la plus belle moisson, avait été foulée entièrement. Et puis, à la suite d'un orage et de fortes pluies, la Samme déborda le 25 juin, et les eaux causèrent un tort considérable au « grand An ( ?)» et aux campagnes voisines.

Le 17 janvier 1696, des fantassins vinrent causer des troubles, et maltraiter quelques habitants de Feluy. Ils forcèrent à coups de bâton Jean Gwadré â leur servir de guide jusqu'à Obaix, où ils le dépouillèrent de ses habits et le renvoyèrent tête et pieds nus par la neige et la gelée : ils avaient enlevé un cheval au fermier de « l’EscailIe ». Les troupes alliées commencèrent à fourrager les lieux voisins, le 1er  octobre : Ittre, Ronquières, Hennuyères, Baulers, Thines, souffrirent le plus ; le château de Promelles fut entièrement pillé.

 Ajoutons que : « (…) les semis de blé ont mis du temps à lever au printemps 1692 et que les moissons ont été à demi ratées suite aux pluies diluviennes pendant tout l’été. (…) les soldats français, furieux, brûlent la statue de Saint-Médard, patron des agriculteurs, et faiseur de pluies qui les a ‘douchés’ à l’excès » (selon l’historien Emmanuel LE ROY LADURIE)… Le climat continue à être désastreux au début de l’an 1693.

 

Revenons à nos Wautier qui subirent donc aussi les ravages de cette épouvantable soldatesque, et des intempéries… Le 19-01-1694, « Françoise de Becquevort, VEUVE Jean Wauthÿ, rend à bail à Georges LIBOTON, une maison sous Houtain le Val, et la clossière-fief nommée La Graffée. »… Le 10-01-1698, les héritiers de Jean Wautier, 2ème fils du couple Jean Wautier et Françoise de Becquevort, et frère cadet de Louis (qui suit à Cortil), se partagent 18 pièces de terre situées sous la juridiction d'Houtain-le-Mont et d'Houtain-le-Val. Par la même occasion, le 15-03-1698, devant les échevins d'Houtain-le-Val, LOUIS vendait à Charles BAUTHIER les quatre pièces de terre lui attribuées lors du partage de ces 18 terres. (in. Pierre Wautier, p. 12-13)

Il existe le chemin Beauthier à Sart-à-Rèves, près du hangar « Joly-Jean » qui rejoint le Luthéal par le sentier du « Pré Boulette ».

Jean BEAUTHIER (Baudhier) occupa le Luthéal, de 1630 à 1642 (A.G.R. C.F. 149 fo 2161 vo.), juste avant le couple  Jean et Charlotte « Wauthy-Smal ». Et avant lui, ce fut Jacques HEUSGHEM (Heusghenne) mayeur de Rèves, originaire de Liberchies, de 1618 à 1630. (in. Willy Schommer, p. 67). Il existe des liens de mariage entre BEAUTHIER-WAUTHIER, et HEUSGHENNE-WAUTHIER (témoin Jean joseph PIGEOLET), vers 1750-1765 (in. G. Vanderick, p. 78-79).

 

Cher (6ème arrière-) grand-père LOUIS, à Houtain à la cense du Double Escot vous étiez 6 enfants comme nos aïeux à Witterzée, mais cette fois-ci 4 filles et 2 garçons… Avec Anne Marie comme aînée (°1656), toi la suivant de 3 ans, ton unique frère JEAN né juste après toi, puis Gertrude (°vers1662), Marie Gertrude (°vers1664),  et la petite dernière Elisabeth (°vers 1666), cela a dû  davantage favoriser une entende familiale équilibrée. Une voisine, fermière à la rue de Ninôve, me dit qu’il y avait chez vous un puit dont l’eau était tellement pure que le voisinage venait y puiser de l’eau (jusque début 20ème siècle), favorisant alors les contacts sociaux. Votre vie au quotidien a été ainsi globalement joyeuse… 

 

Louis (°vers 1659 Houtain-le-Mont) 1er fils et 4ème enfant du couple Jean et Françoise WAUTIER-de BECQUEVORT(in. Pierre Wautier, p. 13) ; est cité étudiant à Louvain en 1683 (in G. Vanderick, p. 205), certainement en agronomie ;

il étudia probablement l’ouvrage rédigé en 1600 par Olivier de Serres considéré comme le premier agronome scientifique, intitulé «Le Théâtre d’agriculture et Mesnage des champs », véritable traité d’économie rurale et d’entreprise agricole dont il offrit un exemplaire au roi de France Henri IV. 

Jeanne Higuet (° 8-11-1665 Noirmont) devint son épouse le 8 avril 1690. Il existe actuellement la rue Higuet à Cortil.

 

Chers (6ème arrière-) grands-parents, après votre mariage vous allez habiter Wavre, où l’aîné François nait le 7 juin 1693 ; puis à Grez, où la suivante Marie Françoise voit le jour le 7 août 1695. Avant le 3 mars 1698 date de naissance de Jean-Baptiste, vous êtes installés à Noirmont. Pendant ce temps là, on ne vous connait pas d’activités professionnelles, et on ne connait pas vos lieux de domicile exacts. Ensuite vous déménagez au plus tard en 1706 à…

 

 

0    Cortil (- Noirmont)

 

LOUIS, tu succèdes à ton beau-père, François (censier depuis 1659, mort en 1706, époux d’Anne Le Mercier), dans la « Dîme sous Cortil », c’est à dire...  

La cense de la Dîme, dite aussi « Dîme de Cortil », elle était alors une propriété de l'abbaye de Gembloux, contenant 80 bonniers dont : 67 bonniers de terres labourables, dont « 4 bonniers de prés où les habitants pouvaient faire paître leur bétail après la saint Jean, et 5 bonniers d’étangs ». Elle fut détruite au milieu du 19ème siècle pour être remplacée par le Château du baron De BROU complètement remanié actuellement, et abritant les locaux de l'école communale, de l' O.N.E. et autres ; appelé maintenant Domaine de Chastre. (in. Pierre Wautier, p. 14) 

 

Historique : au 10ème siècle, Saint Guibert avait donné à l'abbaye de Gembloux, en fief, la moitié de « la Villa de Cortil » et toutes ses dépendances. Du temps de l'abbé Nicolas de Rupemont (v. 1379-1399) y fut adjoint la seigneurie « del Motte » avec cour échevinale, dite « Le Vaul à Cortil » à laquelle était attaché un important cens ; en même temps que la moitié du vivier de Noirmont comme arrière-fief du Vaul. (in. Abbé Joseph Toussaint « Gembloux la ville et l’abbaye », 1977, p. 266)

 

La ferme Higuet est située à Jandrenouille, à 5 kms au sud-est de la ferme de Becquevoort ; à 4 kms au nord-ouest de Wasseiges.

Ascendance Higuet : François HIGUET était petit-fils de Martin dit Georges né vers 1567, mort le 17-9-1656 à Waret-la-Chaussée, et de Antoinette de Chestrevin ( x 8 sept. 1594). Son aïeul Jehan Georges, en 1507, est déclaré de lignage étant issus de Angouart de Branchon. Les Chestrevin, chevalier dès 1150, descendent par les Modave, des Dongelberg, ducs de Brabant, Smael, Walhain-Bonlez, Jodoigne-Raulet (in. Int. des Généal. n°115 et 120) ; ils sont cités aussi comme descendants des Capétiens, dont l'origine est Hugues Capet fils de Hugues le Grand (fin 10ème siècle).

 

Liens avec de Beaufort : en août 1330, est établit l’acte de vente définitive de la Terre de Beaufort, à Jean comte de Namur, « A tous ceax qui ces présentes lettres verront et orront, je Engherrans de Branchon, baillius de la comté de Namur, (…), requist à Jehan de Beaufort, escuier (dernier représentant de la branche principale de Beaufort ! ), que il acomplisit entièrement les convenances du vendange de la maison, de la terre et de toutes les appartenances de Beaufort (…) mis toutes les choses dessus dictes en la warde mémoire et retenance des hommes de fiefs mon très-chier seigneur et demoisel, assavoir sunt : monsieur Wathier l’advoé de Huy (chevalier, de Beaufort, sire de Barse et de Vierset, cousin de Jehan), monsieur Daniel de Blize, monsieur Lambert de Mons, Hankin Semale,  Wathier le Flament (…) avons mis nos propres seaus (…) à Goulesines le vendredi devant le jour St-Pierre entrant oust l’an de grâce mile trois cens et trente». (Charte originale aux Archives du Royaume à Bruxelles, reprise dans Goethals, p. 59).

En 1673, le 30 septembre, le « Record généalogique de messires Jacques, baron de Spontin, seigneur de Freyr » seigneur de Crupet, de Wasseige, d’Onhaye, de Chestrevin, né en 1631 et décédé en 1669, a été déposé par sa veuve Jeanne-Catherine de HARSCAMP, par devant le souverain bailliage du comté de Namur. (in. Chronic Zantfliet, p. 115 ; Goethals, p. 216) 

                                       

Historique : En 1697, à cette époque du ménage Louis et Jeanne Wautier-Higuet, les campagnes présentaient l'aspect de la plus grande désolation. Les mendiants avaient augmenté en nombre considérable. Des bandes de hors-la-loi se livraient au brigandage sur les routes. Afin de veiller à la sécurité générale, on fut obligé de placer des guetteurs dans les clochers, d'organiser des patrouilles, d'abriter meubles et bétail, d'abattre les taillis le long des chemins, de pendre les voleurs par groupes aux arbres. La guerre connut une nouvelle recrudescence en 1701. Elle dura douze ans. Les champs ne purent être cultivés comme il le fallait. Un certain nombre d'entre eux retournèrent à l'état de «trys» ou de genêtières. Le rude hiver de 1709 causa bien des dégâts. En 1711, les souris s'attaquèrent aux moissons. Rien d'étonnant, dès lors, à ce que le comté de Gembloux se trouvât à bout de souffle !

 

 

Louis,  ton frère cadet JEAN (°1660, +1739) cité « fermier au château de Noirmont, et mayeur de ce lieu » déjà en 1699, et son épouse Jeanne DELMAN, vont connaître un moment pénible… Comme d’autres censiers, le 10 novembre 1705, ils furent contraints et forcés de ne plus exploiter leur cense respective attribuée, par l’intervention de l’impitoyable baronne de Resves, Marie Josèphe Wolfaert, épouse de Charles Antoine de Dongelbergh (in. RODAVA N°73, p. 14-15) 

 Il y eut donc un regroupement familial à Cortil - Noirmont de vos deux ménages, avec sans doute le ravissement des enfants, mais surtout de leur cousine Marie Jeanne la fille unique de JEAN et ta « belle-sœur Jeanne ».

Le 14-4-1714, JEAN vend à Jean-Rémy Vincent (cité plus haut à Rèves censier du Luthéal) « un bonnier et demi de terre et 67 verges de terre sur le champ des Hayes à Houtain-le-Mont, venant de Jean Wautier époux de Françoise Becquevort, ses père et mère. » (in. Pierre Wautier, p. 14).  

Votre sœur aînée, Anne-Marie (° 9-12-1656 Rèves) se maria à Noirmont le 14-11-1690 avec Charles Higuet censier du sart à Ernage, fils de François, et d’Anne LE MERCIER. Un charles Higuet est cité dans un acte du 21 mars 1705 (A.G.R., G.S.N, Houtain-le-Val, n°624), échangeant des terres à Houtain-le-Val, contre des biens appartenant à Jean Louis Wautier (in. G.Vanderick, p. 91), fils de Pierre « Junior » et d’Anne née Dugailly, petit-fils de Pierre et de Marie née Rayée, arrière-petit-fils d’André et Anne née Pièret de Promelles ; André, étant frère aîné d’Henry « le Jeune ».

 

Anecdote « cocasse » : le 31 août 1699, le berger de Jean Louis Wautier a été accusé par Marie de Butte, d’avoir brisé une clôture et d’avoir bastonné. (in. Idem) 

 

Louis et JEAN, votre sœur puînée Gertrude (°vers 1662, +1694) se maria avec Godefroid du MARTEAU (†1732), mayeur de Dion-le-Mont…

La « mère JEANNE » décède à Noirmont le 11 mai 1712 ; veuf, Louis, tu te remaries avant 1715 avec Marguerite BILANTE.

 

De ton premier mariage tu auras eu 7 enfants, dont : JEAN-BAPTISTE (°4-3-1698) le 1er né à Noirmont, 3ème enfant et 2ème fils, qui donnera une descendance dont les WAUTIER de Francqnée, entre autres l’auteur PIERRE (°1951, +2000) ;  

 

et Jean Joseph (°1704, +1771) 6ème enfant, 4ème fils, mon 5ème arrière-grand-père ! 

 

 

De ton 2ème mariage, avec la « belle-mère » Marguerite, tu auras 2 filles nées à Cortil.

 

En 1715, Louis, avec ton frère Jean, vous avez été mambours des enfants de votre plus jeune sœur Elisabeth (°vers 1666, la cadette des 6 enfants), citée comme épouse de François Jaspin depuis au moins 1688. (in. Ibidem, p. 203-204) 

 

 

 

Historique : Les énormes biens des maisons d'Immerseel et de T'Serclaes excitèrent la convoitise. De concert avec Louis-Anne (dit Anonyme) de Montmorency, marquis de Morbecque et de Rèves, le prince de Robecque fit un procès à Jean-Baptiste-Joseph Minet, seigneur de Louverval, conseiller au bailliage souverain de Namur, cessionnaire des droits de Marie-Josèphe Ruiz de Castro sur les biens des T'Serclaes. Il s'agissait des terres de Tilly, Villers, Marbais, Rêves, Luthéal, etc…, laissés à la mort du comte Charles d'Immerseel et de Bokhoven.  Cette affaire peut se ranger parmi les causes célèbres du 18ème siècle. Le 4 septembre 1734, Anonyme de Montmorency, marquis de Morbecque, Rèves, colonel du régiment Ile-de-France, se déclara vassal du duché de Brabant, du chef de la seigneurie et baronnie de Luthéal, sous Rèves. Il possédait cette terre en vertu du testament de ses parents, Anne-Auguste de Montmorency, prince de Robecque, et d'Albertine-Jeanne-Josèphe, comtesse de Bokhoven, née de Donghelberghe, marquise de Rèves. (in. RODAVA N°64, p. 20 à 27) 

 

 

Historique : concernant la seigneurie de Luthéal, les premières personnes connues, citée de 1147 à 1181, sont de la famille de ROAVIA (Rèves); avec Evrard père de Baudouin, de Walter (cité aussi GAUTHIER), et de Rigaud ; est également citée en 1138,  Helwide de ROAVIA épouse de Othon de TRAZEGNIES. Plus tard, en 1213, Béatrice de ROAVIA fait donation « du manse de Leuthia » aux religieuses d’Aywières ; par la même occasion Walter de ROAVIA dote ladite communauté d’un vaste terrain appelé « Sart, proche de Rèves » où elle édifiera ensuite la cense du Couviet, appelée aussi « la Grange al Pittancière ».  (in. Willy Schommer, p. 8- 9)

 

Notons que parmi les derniers occupants, de 1754 à 1773, Minet MARTIN et son épouse Anne Joseph Higuet, originaires de Villers-la-Ville, exploitèrent le Luthéal. (in. Idem, p. 69) 

 

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Intermède :

 

Si vous voulez en savoir davantage sur la généalogie élargie, prenez le plaisir de parcourir l'incontournable ouvrage :

 

" Généalogie Wautier, alias Wauthier, Wauthy, Wauty... G. VANDERICK et R. WAUTIER " ;

 

que vous pouvez consulter dans toutes les bonnes bibliothèques, ou vous procurer à l'

 

Association Généalogique du Hainaut belge

Avenue Mascaux 457

6001 Marcinelle


 

 

[a.] in. « Godefroid de Boullion, essais de biographie anti-légendaire, Ed. Les Ecrits, par M. Lobet

[b.] in. « Memoires de Jacques du Clercq »,  ° 1380, + 1462

 

[c.] In. « Histoire généalogique de la maison de Beaufort Spontin », par Goethals, 1859 ;

         

          et " sur les traces des Beaufort-sur-Meuse, en région hutoise, des origines au 14ème siècle "

                par l'auteur-rédacteur de ce site, Patrick Wautier ; en 2 versions, 1995 et 2001

 

[d.] in. Abre en ligne Généanet, selon Christian MALEVEZ

 

 

 

 

 

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