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Famille Wautier censiers

de Baulers à Warnant-Dreye

puis citadins à Huy

Depuis CORTIL, avant d'arriver à AVIN  puis WARNANT, d'autre cousins...

0          Taviers

 

Jean Baptiste I°  WAUTIER (1698-1767) Vers 1720 - 1723, il succède à François de Beaufays, cetains auteurs le nomment de Beaufort, au château de Taviers qui était une seigneurie appartenant aux d'Yves.

 

Lien avec de Beaufort : le 7 octobre 1432, Jeanne (fille de Louis) de Beaufort de Celles de Harzée, épouse Jean seigneur d’Yves. ; Marie de Beaufort de Celles, chanoinnesse d’Andenne, inhumée à Taviers le 11 août 1654, épouse de Henri de Berlaymont de Floyon ; François - Théodore de Beaufort de Celles, fils de Marie Hubertine baronne de Waha, mariée le 18 octobre 1698.

 

Gisant dans l’église (disparu) : Jean Baptiste I° Wautier, baptisé le 4 mars 1698 à Noirmont , décédé le 24 novembre 1767 à Taviers,

son épouse fut Marie-Catherine Marchal (°23-02-1703, + 8-08-1781) .

 

Ses parents sont :

 

LOUIS Wautier, pour rappel,

né vers 1659, à Houtain-le-Mont,

censier de la Dîme à CORTIL ,

et Jeanne Higuet (1665-1712),

fille de François Higuet et d' Anne Le Mercier.

 

JEAN BAPTISTE I° est donc le frère aîné de,

 

 Jean-Joseph, 6ème enfant et 4ème fils,

 né en 1704 à Noirmont, marié en 1730 à Avin 

à Anne Hubin ; dont le fils est Joseph (°1739 Avin ; +1813 Warnant-Dreye),

père de Jean-François (°1781), devenu avoué en 1805 à Huy,  

Anne était la fille de Pierre Hubin, bailly d' Atrive et d' Avin, et d' Anne de Hepcée

(lire plus bas) 

 

Charles François (°1701, +1775 ) frère de Jean Baptiste I° et de Jean Joseph (frère cadet ), "(...) étudiant à Louvain en 1724, devint docteur en médecine ; il se maria à Fleurus le 2 novembre 1733 avec Marie Joseph SPORON, ses témoins furent Claude Alexandre LACROIX et François FAUCONIER. Après la naissance de leur enfant François Joseph le 29 mars 1734 (mort à moins de 3 ans), la mère décède le  7 avril. Le veuf se remarie le 17 janvier 1736 avec Marie Louise DERARE ; un de leur fils, François Louis (°1740, +1828), marié en 1770 à Anne Thérèse ANDRE, sera cabaretier à Fleurus ; un cousin de celui-ci, Charles Georges (°1772, +1829), cité étudiant à Louvain en 1790, devient marchand de vin à Fleurus, et s’y marie avec Célestine DEMANET, et plus tard avec Amélie LEMIELLE.

 

Ferme du château : En 1720, Jean-Baptiste I°, Wautier, Lieutenant-Mayeur des Hautes et Foncières Cours de Taviers et de Francqnée, s’y installe. En 1808, cette propriété contenait toujours une maison et bâtiments agricoles construit sur 45 ares, 115 hectares de terre labourable, 13 hectares de prés, 3 hectares de verger, un jardin de 44 ares et un étang de 3 ares 60. Propriétaires d'autres terres sous Taviers et Autre-Eglise, Jean-Baptiste était homme de fief. Il relève, en 1750 des fiefs de Taviers devant la cour du même lieu. Echevin de Taviers dès 1724, il est nommé lieutenant-mayeur des Hautes et Foncières cours de Taviers et de Francqnée et le restera jusqu'à sa mort. Inhumé au coté de sa femme dans l'église de Taviers, ses descendants ont exploité sans interruption la ferme du Château jusqu'à Marie Wautier (1880-1958) épse. Eugène Grandmoulin (1872-1946). Ses descendants directs l’occuperont jusqu’en 1885.

 

Ferme Stevenart : Elle échut par héritage aux Stévenart (1732).

Par partages successifs elle dévolut à Louis Wautier-Dethy.

Logis du 19ème siècle, étables construites par Louis Wautier en 1843.

 

Vente à la famille Gelinne en 1914." (*)

 

La tombe de Louis Wautier-Dethy est située, parmis d'autres Wautier,

au fond du cimetière le long de l'église, dans un enclos grillagé. 

 

 

 

0          Francquenée

 

Village situé au nord du comté de Namur, est implanté en plein coeur de la Hesbaye. Depuis toujours la première vocation de ses habitants fut la terre. Avant l'unification de ses exploitations agricoles, son territoire était divisé principalement en deux censes.

 

 La première, dite « Petite Cense », était en 1602 la propriété de Jean de Cortil. Il ressort d'une déclaration faite en 1608 par Jehan le Maréchal, de Taviers, qu'outre les deux censes et deux maisons de manoeuvriers, les autres habitations de Francqnée ont été « défaites et anéanties ».

Il ne faut pas oublier qu'avec le dernier quart du 16ème  siècle commencent ces années noires. (...)

 

A cette époque Francqnée souffre de rapines et d'exactions de groupes armés laissés sans ressources. La peste et la guerre provoquent l'exode des ruraux, et les champs restent en friche. Une nouvelle histoire de Francqnée commence ; et leurs terres ont été acquises par l'ancien propriétaire de la cense de Cortil, Antoine Bousmans, et réunies à celle-ci (Enquêtes judiciaires, 2699). Jean de Cortil en est cité comme propriétaire en 1602 et 1608 : « Maison, grange, jardin, ahanière 3 bonniers, terres labourables 2 charues, prairies et pachis 4 bonniers » (in. Brouwers , " Les terriers du comté de Namur ", 1931, pp. 202, 203). Le 27-12-1769, Louis Gauduin et ses neveux Charles et Elisabeth Barassy respectivement fils et petits-enfants de Marie-Anne de Looz, la vendent à Thomas Ignace d'Yves. (*)

 

Jean-Baptiste II° (1732 – 1791), 

petit-fils de Louis, et neveux de Jean-Joseph,

 

" vers 1750, s'établit dans la 2ème propriété dite « château » ou « grande cense de Francqnée ». le 2-1-1768, le marquis d'Yves le nomme Lieutenant-Mayeur des hautes et foncières cours de Taviers et Francqnée succédant ainsi à son père et le restera jusqu'à la révolution française, Homme de fiefs, il fait enregistrer, devant les cours féodales de Boneffe, Harlue, Taviers et Ramillies, l'achat de divers fiefs allodiaux (terres libres ne relevant d'aucun seigneurs et exemptes de toute redevance). Le 29-01-1771, lui et sa mère Marie-Catherine Marchal fondent une rente de 50 florins au profit de Jean-Joseph Wautier, frère et fils, pour ses bonnes intentions au diaconat, sur un fief relevant de la cour de Taviers. Ses descendants l’occupent toujours actuellement !

 La Ferme : En 1750, Jean-Baptiste II° Wautier, Lieutenant-Mayeur des Hautes et Foncières Cours de Taviers et de Francqnée, en devient propriétaire." (*) 

 

Marie-Thérèse EVERARTS, épouse de JEAN-BAPTISTE II° ( x 24-4- 1762 à Taviers), était la fille de Pierre-André censier de la ferme Everarts sous Taviers et de Marie-Thérèse HUBIN. Leur autre fille Anne-Joseph sera mariée le 23-4- 1770 à Louis-Joseph le frère suivant de Jean-Baptiste II°... Caroline Joséphine EVERARTS (soeur ou cousine ? ;+1796) était l'épouse de Joachim LEURQUIN à Lens-Saint-Servais, parents de Caroline Gérardine qui épousera Jean-François WAUTIER (mes 3ème arrière-grands parents, voir plus bas à Warnant-Dreye).

 

Jean-Baptiste III° (1767 – 1838) échevin de la Haute et Foncière Cours de Taviers et de Francqnée avant la révolution, succède à son père dans Francqnée en 1791. En 1815, los de la bataille de Waterloo, il déclare des dégâts de guerre occasionnés du 15 au 23 juin par les troupes et chariots de bagages prussiens.

En plus de Francqnée, il exploite également dès avant 1801 une petite brasserie située près du pont à Francqnée. En 1809, le même tableau de classification des propriétés foncières la décrit comme étant de nouvelle création et méritant à peine le nom d'usine. Il l'exploite toujours en 1830 et est à cette époque cadastrée sous le numéro 154 bis section C, et classée en deuxième classe. Il était également propriétaire de la ferme de la Fontaine à Hingeon et de la ferme Marchal à Autre-Eglise qu'il louait à Georges Corbet.
Avec son épouse, il constitue, devant le notaire Dethy de Taviers, un revenu temporel pour leur fils Donat-Joseph aspirant à la prêtrise

 

Il est amusant de transcrire ici quelques extraits du Tableau de la classification des propriétés foncières de 1809, déjà cité, relatifs à l'exploitation de Francqnée à cette époque : 

« un seul homme conduit la charrue attelée de deux chevaux. On donne à la terre trois à quatre labours et autant de hersages la première année. Pour la seconde et les suivantes les frais sont arrêtés à moitié de la première. Les engrais en usage sont le fumier, la chaux, la marne et les cendres de tourbe. La succession des assolements est déterminée comme suit: la première année de l'orge; la deuxième du seigle, la troisième du trèfle, la quatrième du froment, la cinquième de l'avoine ou du fourrage et la sixième la terre se repose. Les terres de moindre qualité se reposent tous les trois ans » (A.E.N., cadastre de Taviers, arrêté le 28-03-1809). (...) ne possédait que 4 bonniers 66 ares de moindre qualité sur 150 bonniers." (*) 

Francqnée était le siège de 2 seigneuries. L'une dite du TOMBOIS " relevée " en 1474 par Henri de LONGCHAMPS ; l'autre dite Cour de Wavre dépendant de l'Abbaye d'Afflighem jusqu'en 1665 par achat au bénéfice d' Arnold de WARNANT.

Ces 2 seigneuries seront achetées et réunies en 1705 par Paul Ignace d'YVES (lire plus haut). 

 Cimetière

 de la famille

WAUTIER

de Francquenée

 

 Historique : pendant l'époque française de la fin du 18ème siècle, beaucoup d'exactions ont été commises dans l'arbitraire, l'ordre social est ébranlé jusque dans ses fondements ; provoquant la protestation indignée de la population, et plusieurs révoltes armées. Des milliers de personnes, même innocentes, sont emprisonnées et forcées à la déportation, certains à Cayenne... " Le séjour de Paris fut cruel. (...) Mlle la comtesse d'Yves, personne d'âge mûr, autrefois mêlée aux événements de la révolution brabançonne, et retirée à Paris sous le nom de Mlle Marchal (...) grâce à des relations qu'elle avait su se créer dans tous les cercles, même gouvernementaux, (...) les soutint de ses deniers, plaida leur cause dans les salons des Directeurs et des Ministres, (...) "

in. La Belgique sous la domination française, par Paul Verhaegen, 1981, Tome III, Edit. Culture et Civilisation, p. 552.

 

 

De la famille Wautier à Avin,  Marie-Thérèse, fille de Jean-Joseph et d'Anne Hubin et soeur de Joseph, a été la marraine de ROSALIE soeur cadette de JEAN-BAPTISTE III° à Francqnée le 3 mars 1779 ; hélas, la petite décèdera 11 mois plus tard.

  

 

 

0          Jauche

 

Adrien Joseph WAUTIER (1800-1865), fermier et échevin de Jauche, fils de Jean-Baptiste III° (1767-1838), se maria avec Augustine de GOËS, Ils habitèrent au centre du village dans la maison dite van Loo, et eurent huit enfants ;

dont Léonard, seul de leurs fils qui fit souche en épousant Flore de Becquevort qui donna naissance à Alice (1878-1882), domiciliés à Bruxelles, rue de Livourne n° 124. (*)

 

  (*) Notes extraites de " Contribution à une généalogie Wautier " par Pierre Wautier,

       dans " l' Intermédiare des généalogistes, N° 313 " janvier - février 1998

 

 

 

 

Avin

 

Jean-Joseph1704 Noirmont, + 1771 Avin) 6ème enfant et 4ème fils de Louis et Jeanne (née Higuet), se maria en 1730 à Avin à Anne Hubin fille de Pierre Hubin, bailly d'Atrive et d'Avin, et d'Anne de Hepcée (HEPTIA); le couple exploita une des 2 grosses fermes d’Avin. Leur 5ème enfant et 2ème fils Joseph (°1739 Avin) est mon 4ème arrière-grand-père.

 

Historique : Avin se dénommait Aviens, comme ainsi cité en 1343, dans un relief du seigneur Clarembaut III d’Autrive (Atrive) devant la Cour féodale de Namur. Un chevalier de Blehen était au service de ce seigneur, et aurait donné son nom à la cense de Blehen à Avin (ainsi nommée jusqu’en 1825) qui na pas encore été située avec exactitude. Cette ferme aurait été la propriété des Jésuites de Namur, posédant une chapelle jouxtant l’église d’Avin qui était située juste à proximité du...

 

château d’Avin ; celui-ci ayant été érigé sur le site d'une autre ancienne ferme dont subsiste un bâtiment avec un milésime 1776 : date de rénovation, ou de construction ?

 

" Le domaine (peut-être ancienne propriété des jésuites de Namur) est acquis à la fin du 17ème siècle par la famille dOlne. Il avait alors vraisemblablement la structure d'une ferme en carré.

Marie Henriette Maréchal (1782-1860), avait épousé en 1ères noces à Hannut le 23.7.1808 Jean Hubert Evrard Simonon (et non en 1816).
Jean Hubert Evrard Simonon était né à Liège le 10.2.1760 et décédé à Tournai le 3.2.1809, plus de 6 mois après son mariage.
Jean Hubert Evrard Simonon, bourgmestre d’Avin, fils de Jean Hubert Emmanuel Simonon et de Jeanne Catherine de Fossoul, était chanoine écolâtre de Saint-Paul à Liège.
Marie-Henriette Maréchal épouse en seconde noces, à Bertrée le 20.12.1816 (donc 7 ans après son veuvage) le (futur Général) Comte Jean-Joseph-Benjamin de Looz-Corswarem  (1788-1843).

C’est effectivement par ce remariage en 1816 que le château d’Avin-en-Hesbaye, qu'elle avait hérité de son premier mari, est passé dans la famille de son second mari." 

(d'après le comte Gérald de Looz-Corswarem propriétaire du château d'Avin)


En 1753, à l’époque de Jean-Joseph et Anne Wautier-Hubin, le gouverneur de Hollande vendit le bailliage d’Avin à Clarembaut, descendant du précité. Les Wautier connurent donc aussi l’Abbé Pierre Harey qui officiat depuis 1707 ; ensuite depuis 1740, l’Abbé Pierre Hebran (bâtisseur de l’église et du presbytère d’Avin).

 

Lien avec les Wautier : pour rappel, le frère aîné de Jean-Joseph, Jean Baptiste 1er, baptisé le 4 mars 1698 à Noirmont , décédé le 24 novembre 1767 à Taviers, avait pour épouse Marie-Catherine Maréchal (°1703, + 1781).

 

 

La deuxième grosse ferme à Avin, aura été remplacée par

le château actuel nommé depuis le « château de Diest »

dont subsiste la grange à l’arrière.

 

 

Derrière ce domaine, non loin de là, les de Diest-Claes

possédaient une deuxième ferme, plus petite, 

qui fut occupée par M. Piron encore dans les années 60 ;

disparue dont ne reste aussi plus que la grange.

 

 

 

 

 

 

 

La VEUVE WAUTIER, Anne née HUBIN citée dans ce texte :

" (...) Par contre, les contestations avec Monsieur d'Avin, seigneur de Burdinne, Hanesse et Acosse se poursuivirent durant de longues années encore. C'est seulement le 9 septembre 1776, (...) 

 

Ils se rendent sur place afin de faire planter ... les neuf bornes de pierres nécessaires à cette démarcation, pour séparer, dans cette partie, le comté de Namur d'avec le Ban de Meeffe, pays de Liège; De cette borne avons poursuivis le même sillion séparatoire de la ditte terre des chevaliers de Malte qui sera en totalité de la juridictions d'Accosse jusqu'au chemin d'Andenne qui se rend au village d'Embresin après avoir laisé sur notre gauche, pour faire partie du Ban de Meeffe, certaine terre appartenant aux pauvres ou église de Meeffe, une seconde aux ci-devant jésuites de Namur, marquée abusivement en la prédite carte appartenir à la cure d Meeffe ou audit hopital St Jean, et finalement une troisième à la veuve Wautier d'Avin, à l'extrémité de laquelle et au finitif dudit sillion séparant cette terre d'avec la prédite de Malte, avons fait planter la neufvième et dernier borne, près dudit chemin d'Andenne ...

(in. Le ban de MEEF, 1999, par Serge CHASSEUR, asbl Ligue des Familles de Fernelmont ;  A.E.Lg., Conseil Privé, liasse 2760, A.E.H., Cour de Meeffe, liasse 16, p.34vo.)

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite, rendons nous jusqu’au nord de Huy…

 

 

Warnant-Dreye

 

Joseph Wautier, né en 1739 à Avin,

 

fils de Jean-Joseph (°1704 , +1771) et d' Anne Hubin,

cultivateur, à Warnant-Dreye et y décédé en 1813 ,

marié vers 1768 à Marie-Marguerite THIJS ; parents de,

 

Jean-François, né en 1781, devenu avoué en 1805 à Huy,

marié en 1808 à Caroline Gerardine Leurquin

de Lens-St-servais ; ils sont à l'origine des Wautier de la ville de Huy,

dont je suis descendant par Camille 1889, Huy - +1954 Anvers) mon grand-père.

 

La sœur de Jean-françois, Anne Josèphe WAUTIER (1774-1829) a été : mariée avec Ignace POLET 1771-1829, fermier propriétaire à Ambresin, dont un fils Jean-Ignace POLET (1807-1865). marié le 15 janvier 1834 à Taviers-Francqnée avec,

Alexandrine WAUTIER (1809-1880) dont les parents sont,

 Jean Baptiste III° WAUTIER (1767-1838) et Anne-Catherine BACQUELAINE (1770-1833).

 

Histoire cocasse avec Michel BACQUELAINE censier à Hanret, époux de Constance-Josephe de HEMRICOURT, fille du comte Barthold, seigneur de Seron, le frère de Claude-Alexandre : " (...) Un 17 octobre, probablement vers 1785. Malheureusement, l'acte est déchiré à l'endroit de la date., la cour de Meeffe se réunit au château de Seron suite à une plainte du comte. Celui-ci était allé, le 12 octobre précédent, boire un verre au café à Seron tenu par Charles LAINE. Michel BACQUELAINE, l'époux de sa fille Constance, est entré armé d'un fusil en lui demandant s'il allait à Meeffe l'après-midi. Il répondit affirmativement, devant aller parler au greffier. Après quoi, il retourna chez lui pour dîner. Vers deux heures, passant par chez Charles LAINE pour se rendre à Meeffe, discutant avec une personne en vue de lui remettre à bail une de ses fermes, la comtesse « entra comme une furie ... et dit brusquement à son mari qu'il ne s'aviserait point de faire aucun marché ny pour meubles ny pour fond, en le traitant de putassier, la femme Charles LAINE de putain et son mari de cornard, après quoi la ditte dame s'est retirée ... ».

Rendu à Meeffe, il se rend accompagné de son greffier chez François BOUIET, cabaretier, « pour y aller boire un verre de hougarde ». Ils y retrouvent Michel BACQUELAINE, son gendre, et Joseph MARNEFFE, avec lesquels ils ont joué aux cartes. Comme c'était le soir, le comte demanda au greffier d'occuper son gendre dans une chambre voisine pendant qu'il quitterait le cabaret. Rentré au château, il vit arriver « le dit Michel BACQUELAINE ... comme un furieux ... (qui) traitat le dit seigneur de la fason la plus indigne et dont la décence et la pudeur ne permet point de nomer les termes, et le dit seigneur ayant ordonné audit BACQUELAINE de sortir de che luy, sinon qu'il trouveroit le moiens de l'en faire, le dit BACQUELAINE appellat le berger du sgr et luy tien quantités de discoure qui affectoit son honneur et le dit Sgr étant sorti quelques pas de sa chambre, et le dit BACQUELAINE étant sur le pont qui sépare le château de la basse cour a tiré sur le dit seigneur un coup de fusil, de quel coup il at été grièvement blessé à la cuisse comme il nous at consté par les plaies que nous avons vus penser par le Sr HENRARD chirurgien qui a tiré quantités des dragées hors des dittes playes et nous at remis l'habit et la cullotte du dit Sgr ... »

 ( in. Le ban de MEEF, 1999, par Serge CHASSEUR, asbl Ligue des Familles de Fernelmont  ; A.E.H., Cour de Meeffe, liasse 42, p.141 )

 

 Lien avec de beaufort : Jean-Joseph Wautier (°1704), le père de Joseph, a eu une sœur Marie Françoise (1695-1720) mariée avec Joseph de FERNELMONT (1683-1757) censier du château de Bertinchamps sous Gembloux, descendant direct du couple Henri, écuyer, de LONGCHAMPS DONGELBERG (cité plus haut) et  ?. d’YVES ; ces deux famille ayant eu des liens de mariage avec la famille de Beaufort, y compris la branche de Spontin.

Un aïeul, Jean de FERNELMONT fut mayeur de Liernu, admis aux lignages de Namur en 1515, y faisant preuve de sa descendance des Longchamp seigneur de Fernelmont. (in. Brabantica t. II, p. 136). Ensuite, pour rappel, Isabeau de SOMBREFFE est l'épouse de Jehan seigneur de la Tour et Manaige de Baulers, seigneur de la Potte. Leur fils Jehan de Bertanchant (Bertinchamps) religieux de l'abbaye de Parcq, paie en 1460 les "cens seigneuriaux" d'Ophain, et y relève des héritages en 1471.

 

Warnant (Dreye) : C'est seulement en 1137, lors d'une donation d'un certain Gontran de Warnant à l'abbaye de Flône, qu'apparaît le village pour la première fois dans les textes. Il faisait alors partie du comté de Moha et fut cédé en même temps que celui-ci au prince-évêque de Liège au milieu du XIIIe siècle.  C'est autour de l'église dédiée à saint Rémi et du premier château qui occupait alors une place centrale dans le village que se fixa l'habitat composé essentiellement d'exploitations agricoles. Les ordres militaires des Templiers puis des Hospitaliers puis l'ordre de Malte occupèrent la commanderie située au sommet de la butte des Burettes Le village fut détruit une première fois par les milices croates de Jean de Weerdt en 1636 pendant les guerres de 30 ans puis par les troupes françaises cantonnées là en 1695. Village agricole, la propriété foncière était répartie entre la noblesse, les ordres religieux et la paysannerie, les cultivateurs propriétaires de leur ferme. Les chanoines de l'ordre de Prémontré de Floreffe y possédaient deux fermes. Le curé, chanoine de l'ordre de Prémontré, occupait la maison pastorale, près de la Place du Tilleul. Tous les actes concernant la paroisse y étaient transcrits et datés. Comme de nombreuses terres étaient affectées à l'entretien du desservant, cette construction de 1747 est aussi une exploitation agricole en quadrilatère. Les villages de Warnant et de Dreye comportent encore d'autres fermes dont les propriétaires étaient souvent de la petite noblesse ou de cette catégorie de paysans qui avaient réussi et qu'on nommait les coqs de village. Certaines d'entre elles affichent les signes de cette reconnaissance de classe, comme la ferme de la Tour ou un donjon construit au XVIe siècle jouxte le logis. Quant au lignage local, il est de la plus ancienne chevalerie de la principauté de Liège. Après la destruction de son château au XIIIe siècle, la famille de Warant préféra reconstruire une ferme-château à l'extérieur du village et prit le nom de Warnant d'Oultremont, signifiant au-delà du mont.  La paroisse était à la collation des chanoines de Floreffe alors que le desservant de celle de Dreye était un chanoine de l'abbaye de Flône.

 

Liens avec la famille de Warnant : issue d'Otton de Warnant, qui fut à la fin du XIIIe siècle seigneur de Warnant et de Moha, devint une des familles nobles les plus importantes de la région. Une branche cadette pris donc le nom d’Oultremont au XVe siècle, dont descendent les actuels comtes. La branche aînée commence avec Hubin (cité en 1356) seigneur du château de Warnant marié à Marie de Libois, ensuite par Arnould la branche de Warnant de La Neuville (chevaliers ou barons, suivant les époques) aujourd'hui éteinte ; et par son frère Jean, la branche dite des Voués de Libois, avec descendance à Huy, Gesves et Finnevaux. Un des descencants, Hustin Jean seigneur d'Oultremont (+ avant1508), marié le 15 Janvier 1502 à  Josette de Longchamps, dame de Laminne, fille de Jean de Dongelberghe dit de Longchamp, seigneur de Laminne et Marguerite Badiel. Plus tard, Aldegonde comtesse d'Oultremont (+1731) mariée le 24 Juillet 1689 à Charles-Winand de Berlaymont vicomte de Lheyd, seigneur de Bormenville, fils de Philippe de Berlaymont, Baill du Grand Condroz, et de Jeanne Chastel.

Ensuite à l’époque de Joseph et Marie-Margueritte Wautier-Thÿs, et de Jean-François et Caroline-Gérardine Wautier-Leurquin, Charles comte d'Oultremont de Warfusée (°1756, + 1809) se marie le 22 Octobre 1806 avec la Comtesse Marie Claire de Hamal de Focant, fille du Comte Louis Albert Ghislain Benoit de Hamal, vicomte de Focant, seigneur de Colonster et Marguerite Marie de Hamal, Vicomtesse de Focant (°1773, +1816).

 

 

 

 

Quelques vues de Huy

 

Voir historique à la fin de la rubrique  " Evolution socio-économique et sociale ".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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